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les 13 saµghádisesa (2)


saµghádisesa 8 (du††hadosa)

L'origine

C'est alors que Bouddha demeurait dans le royaume de Rájagaha au monastère de Ve¦uvana qu'il a établi le saµghádisesa 8, suite à l'accusation de la bhikkhuní Mettiyá. Les bhikkhu de Mettiyabhúmaja ont envoyé cette bhikkhuní accuser faussement le Vénérable Dabba d'avoir commis une párájika.

Le Vénérable Dabba était arahanta depuis l'âge de sept ans. La tâche de placer les bhikkhu invités et les autres bhikkhu dans la salle à manger, et d'organiser le tirage au sort pour la ronde quotidienne des bhikkhu lui était assignée (dans les zones de forte concentration de bhikkhu, les rues dans lesquelles se fait la ronde pour aller chercher la nourriture peuvent être tirées au sort).

Parmi un groupe de bhikkhu très amis, les bhikkhu Mettiya et Bhúmajaka avaient peu de vassa (peu d'ancienneté) et de faibles páramí. Pour cette raison, lors des tirages au sort, ils n'obtenaient que des rues où la ronde quotidienne était difficile. Une fois, en ayant obtenu à l'issue d'un tirage au sort la maison de Kalyášabhattika, un richissime personnage, les bhikkhu Mettiya et Bhúmajaka se sont mis à rêver en espérant qu'ils auront du bon riz et du bon carry. En allant stationner avec le bol devant la maison du riche homme, ce dernier sachant très bien de quels bhikkhu il s'agit, il n'est pas venu offrir lui-même la nourriture. Il n'a daigné ne leur donner que de la brisure riz arrosé d'une sorte de vinaigre acide en envoyant une esclave leur verser dans les bols.

Les bhikkhu Mettiya et Bhúmajaka se sont dit que si Kalyášabhattika ne leur donne pas de nourriture raffinée, c'est la faute du Vénérable Dabba. Ils ont alors enjoint leur disciple, la bhikkhuní Mettiyá, d'aller accuser le Vénérable Dabba d'avoir commis une párájika.

S'étant rendue dans le monastère de Bouddha, la bhikkhuní Mettiyá a déclaré ainsi : " Seigneur, le Vénérable Dabba m'a violée. " Sachant très bien qu'il s'agit d'un mensonge, le Parfait a organisé une réunion pour mettre les choses au clair. Il a demandé au Vénérable Dabba d'exposer sa version des faits. Celui-ci a proclamé : " Pour ce qui est des relations sexuelles, depuis le jour de ma naissance, je n'en ai pas même fait le moindre rêve. "

Le Vénérable Dabba est une personne noble de bonne réputation qui est accompli dans sa pratique et dans sa conduite. La bhikkhuní Mettiyá est une personne sans tourments et sans scrupules. Elle est connue pour ne pas avoir de vertu.

En accord avec les faits relatés par une personne accomplie dans sa pratique et scrupuleuse dans sa conduite, en appliquant la jurisprudence du vinaya, Bouddha a décrété que le Vénérable Dabba avait un síla pur. Il a ensuite invité la bhikkhuní Mettiyá a défroquer, et s'est adressé aux bhikkhu Mettiya et Bhúmajaka qui ont incité la bhikkhuní a proférer l'accusation. En les critiquant ouvertement d'avoir fait accuser sans fondement un bhikkhu de párájika, il les a priés à leur tour de quitter le saµgha.

En blâmant les bhikkhu Mettiya et Bhúmajaka, le Parfait a établi le saµghádisesa 8.

saµghádisesa 8 en pá¦i

" yo pana bhikkhu bhikkhuµ du††há doso appahíto amúlakena párájikena dhammena anuddhaµseyya "appeva náma naµ imahmá brahmacariyá sáveyya" nti, tato aparena samanuggáhíyamáno vá asamanuggáhíyamáno vá amúlakañceva taµ adhikarašaµ hoti, bhikkhu ca dosaµ pati††háti, saµghádiseso. "

Définition

Ne pas accuser sans fondement un bhikkhu d'avoir commis un párájika. Si, dans le but de nuire à la réputation d'un autre bhikkhu, un bhikkhu affirme à tort avoir vu ou entendu celui-ci commettre un párájika, et ainsi l'accuse sans fondement, cela entraîne une réunion du saµgha. Le saµghádisesa 8 est commis de la même façon, qu'il fasse cette accusation spontanément ou suite à une interrogation de la part d'autrui.

Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux saµghádisesa

saµghádisesa 9 (dutiyadu††hadosa)

L'origine

Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Rájagaha au monastère de Ve¦uvana, après avoir essuyé une défaite lors de leur accusation perpétrée contre le Vénérable Dabba, les bhikkhu Mettiya et Bhúmajaka ont projeté de relancer une accusation au Vénérable Dabba avec victoire au moment voulu. Une fois, en descendant du mont Gijjhaku†a, ils ont aperçu un couple de chèvres en train de copuler. Ils ont interpellé la chèvre mâle : " Dabba ! ", la chèvre femelle " Mettiyá ! " et ont dit que : " Dabba et Mettiyá couchent ensemble. " De cette façon, ils accusaient une seconde fois le Vénérable Dabba de párájika. Ils ont ensuite déclaré aux autres bhikkhu : " La première fois, vous n'avez pu entendre parler qu'indirectement de la première accusation de párájika proférée contre le Vénérable Dabba. Cette fois-ci, nous pouvons vous affirmer que nous avons vu par nous-mêmes le Vénérable Dabba et la bhikkhuní Mettiyá coucher ensemble. " En entendant ces paroles, les bhikkhu sont allés en informer Bouddha qui a organisé à nouveau une réunion.

Au cours de cette réunion, interrogé par Bouddha, le Vénérable Dabba a déclaré : " Seigneur, depuis ma naissance jusqu'à ce jour, je n'ai même pas une seule fois rêvé de relations sexuelles. " Ensuite, en critiquant et en réprimandant les bhikkhu Mettiya et Bhúmajaka, Bouddha a établi le saµghádisesa 9.

saµghádisesa 9 en pá¦i

" yo pana bhikkhu bhikkhuµ du††ho doso appatíto aññabhágiyassa adhikarašassa kiñci desaµ lesamattaµ upádáya párájikena dhammena anuddhaµseyya "appeva náma naµ imahmá brahmacariyá sáveyya" nti, tato aparena samayena samanuggáhíyamáno vá asamanuggáhíyamáno vá aññabhágiyañceva taµ adhikarašaµ hoti kocideso lesamatto upádinno, bhikkhu ca dosaµ pati††háti, saµghádiseso. "

Définition

Ne pas laisser croire qu'un premier bhikkhu a commis un párájika en accusant volontairement un second qui présente une similitude avec ce premier. Si, pour laisser croire à autrui qu'un bhikkhu a commis un párájika, un bhikkhu accuse volontairement une autre personne qui présente une similitude avec l'autre, cela entraîne une réunion du saµgha.

Par exemple, un bhikkhu aperçoit un personnage de corpulence petite et forte voler une boîte de pâtisseries. Si ce bhikkhu saisit l'occasion de faire accuser de párájika le bhikkhu petit et gros qui vit dans son monastère, et qu'il n'aime pas, en répandant la rumeur qu'il a vu un "petit gros voler une boîte de pâtisseries", il commet le saµghádisesa 9.

On compte dix sortes de similitudes : la caste (le rang social) ; le nom ; le groupe ethnique (la nationalité) ; l'apparence physique ; la faute ; le bol ; la robe ; le précepteur ; l'instructeur et l'endroit du logement.

saµghádisesa 10 (saµghábhedaka)

L'origine

Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Rájagaha au monastère de Ve¦uvana, le bhikkhu Devadatta a réuni ses amis bhikkhu Kokálika, Ka†amodakatissa et Samuddadatta pour trouver un moyen permettant de corrompre l'autorité de Bouddha en divisant le saµgha. Il est allé demander à Bouddha d'établir cinq restrictions :

  • Les bhikkhu doivent demeurer toute leur existence dans un monastère de forêt. Assignez une punition aux bhikkhu qui s'installent dans un monastère de village
  • Les bhikkhu doivent durant toute leur existence faire leur ronde pour aller chercher la nourriture. Assignez une punition aux bhikkhu qui acceptent les invitations à des repas
  • Les bhikkhu doivent durant toute leur existence porter des robes faites de tissus abandonnés. Assignez une punition aux bhikkhu qui portent des robes offertes par les dáyaká
  • Les bhikkhu doivent durant toute leur existence vivre sous les arbres (rukkhamú dutaýka). Assignez une punition aux bhikkhu qui habitent à l'intérieur d'un monastère
  • Les bhikkhu ne doivent pas durant toute leur existence, manger de la viande ou du poisson. Assignez une punition aux bhikkhu qui mangent de la viande ou du poisson.

Le bhikkhu Devadatta a alors indiqué : " Ces cinq restrictions entraînent une réduction des kilesá, on devient capable de se satisfaire de peu, et le désir se réduit. " En répondant qu'il ne convient pas d'imposer ces restrictions à l'ensemble du saµgha, Bouddha a rejeté cette demande.

Sachant et n'espérant pas mieux que Bouddha refuserait sa demande d'établissement de ces cinq restrictions, il à fait savoir au plus grand nombre : " Le bhikkhu Gotama n'accepte pas la mise en pratique des cinq restrictions que je lui ai demandées. Nous, nous pratiquerons ces cinq restrictions ! "

Suite à cette déclaration, les personnes ayant une foi frêle, une intelligence étroite et celles qui ont tendance à être très économe ou qui ont l'habitude de vivre avec peu de choses, en approuvant le bhikkhu Devadatta, se sont mises à critiquer négativement Bouddha et ses nobles disciples du saµgha. Les personnes plus intelligentes et ayant une pleine foi solide ont critiqué le bhikkhu Devadatta en déduisant : " Devadatta fait tout pour démolir l'autorité de Bouddha en divisant le saµgha. " Aussitôt qu'il a été mis au courant de l'affaire, Bouddha a convoqué Devadatta. Il l'a fermement réprimandé et établi le saµghádisesa 10.

saµghádisesa 10 en pá¦i

" yo pana bhikkhu samaggassa saµghassa bhedaya parakkameyya, bhedanasaµvattanikaµ vá adhirašaµ samádáya paggahya ti††heyya, so bhikkhu bhikkhúhi evamassa vacaníyo " máyasmá samaggassa bhedáya parakkami, bhedanasaµvattanikaµ vá adhikarašaµ samádáya paggahya a††hási, sametáyasmá saµghena, samaggohi saµgho sammodamáno avivadamáno ekuddeso phásu viharatí " ti, evañca so bhikkhu bhikkhúhi vuccamáno tatheva paggahšeyya, so bhikkhu bhikkhúgi yávatatiyaµ samanubhásitabbo tassa pa†inissaggáya, yávatatiyañce samanubhásiyamáno taµ pa†inissajjeyya, iccetaµ kusalaµ, no ce pa†inissajjeyya, saµghádiseso. "

Définition

Ne pas créer de division au sein du saµgha. Si un bhikkhu tente de briser l'équilibre ou l'harmonie qui existe entre les membres du saµgha, ces derniers doivent lui dire : " Vénérable, ne tentez pas de nuire à l'harmonie du saµgha, ne tentez pas de faire délibérément quelque chose qui soit susceptible de briser l'harmonie du saµgha, le saµgha est solidaire, ce n'est que lorsque le saµgha est solidaire qu'il y règne la tranquillité, sans querelles, où l'on s'accorde sur un pátimokkha unique, et qu'on demeure dans le bonheur ". Si, après avoir énoncé jusqu'à trois fois cette morale, qui doit être présentée au bhikkhu à l'aide d'une formule spécifique, ce dernier ne rejette toujours pas son point de vue, cela entraîne une réunion du saµgha.

Parmi les bhikkhu qui font une tentative de créer une division du saµgha, ceux qui rejettent leur point de vue incorrect, ceux qui sont atteints de folie, ceux qui sont inconscients et ceux qui sont sous l'emprise d'une grande souffrance physique, ne commettent pas le saµghádisesa 10.

Voici les dix-huit manières de tenter de créer une division du saµgha : affirmer que... 1) ce qui n'est pas le dhamma est le dhamma ; 2) ce qui est le dhamma n'est pas le dhamma ; 3) ce qui n'est pas le vinaya est le vinaya ; 4) ce qui est le vinaya n'est pas le vinaya ; 5) ce que Bouddha n'a pas enseigné Bouddha l'a enseigné ; 6) ce que Bouddha a enseigné Bouddha ne l'a pas enseigné ; 7) ce que Bouddha n'a pas rabâché Bouddha l'a rabâché ; 8) ce que Bouddha a rabâché Bouddha ne l'a pas rabâché ; 9) ce que Bouddha n'a pas établi Bouddha l'a établi ; 10) ce que Bouddha a établi Bouddha ne l'a pas établi ; 11) une faute non commise a été commise ; 12) une faute commise n'a pas été commise ; 13) une faute mineure est une faute grave ; 14) une faute grave est une faute mineure ; 15) l'exception d'une faute n'en est pas une ; 16) ce qui n'est pas l'exception d'une faute en est une ; 17) une faute grossière (impolie) n'est pas grossière ; 18) une faute non grossière est grossière.

Développement du saµghádisesa 10

Voir aussi : Les thullaccaya relatifs aux saµghádisesa
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux saµghádisesa

saµghádisesa 11 (bhodánuvattaka)

L'origine

Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Rájagaha, de nombreux bhikkhu s'attroupaient autour du bhikkhu Devadatta en lui adressant des reproches pour sa tentative (réussie) de division du saµgha. Les bhikkhu qui étaient du côté de Devadatta ont lancé des propos de riposte pour le soutenir. Bouddha les a alors convoqués pour les critiquer comme il se doit et a ainsi établi le saµghádisesa 11.

saµghádisesa 11 en pá¦i

" tassova khopana bhikkhussa bhikkhú honti anuvattaká vaggavádaká eko vá dve vá tayová, te evaµ vadeyyuµ " máyasmanto etaµ bhikkhu kiñci avacuttha, dhammavádí ceso bhikkhu, vinayavádi ceso bhikkhu, ahmákañce so bhikkhu chandañca ruciñce ádáya voharati, jánáti, no bhásati, ahmáka' mpetaµ khamatí " ti', te bhikkhú bhikkhuhi evassu vacaníyá " máyasmanto evaµ avacuttha, na ce' so bhikkhu dhammavádí, na ce' so bhikkhu vinayavádí, máyasmantánampi saµghabhedo ruccittha, sametáyasmantánaµ saµghena, samaggohi saµgho sammodamáno avivadamáno ekuddeso pháyu viharatí " ti, evañca te bhikkhú bhikkhúhi vuccamáná tatheva paggahšeyyuµ, te bhikkhú bhikkhúhi yávatatiyaµ samanubhásitabbá tassa pa†inissaggáya, yávatatiyañce samanubhásiyamáná taµ pa†inissajjeyyuµ, iccetaµ kusalaµ, no ce pa†inissajjeyyuµ, saµghádiseso. "

Définition

Ne pas encourager un bhikkhu qui œuvre pour diviser le saµgha. Si un (ou plusieurs) bhikkhu soutient un autre bhikkhu qui œuvre pour diviser le saµgha, les bhikkhu qui le voient ou l'entendent doivent lui dire : " Vénérable, ne parlez pas ainsi ! Ce bhikkhu n'est pas en accord avec le vinaya. Vénérable, il n'est pas correct d'être favorable à une division du saµgha. Vénérable, soyez en harmonie avec le saµgha, ce n'est que lorsque le saµgha est solidaire qu'il y règne la joie, sans querelles, où l'on s'accorde sur un pátimokkha unique, et qu'on demeure dans le bonheur ". S'il n'obéit pas à cette interdiction, les bhikkhu témoins doivent alors reformuler cette interdiction en lui donnant une morale en employant une formule spécifique. Si après avoir de nouveau posé l'interdiction (de soutenir le bhikkhu provoquant une division du saµgha) à l'aide de la même formule une seconde, puis une troisième fois, le bhikkhu persiste à ne pas rejeter son point de vue, cela entraîne une réunion du saµgha.

Voir aussi : Les thullaccaya relatifs aux saµghádisesa
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux saµghádisesa

saµghádisesa 12 (dubbaca)

L'origine

Lorsque Bouddha demeurait dans le royaume de Kosambí, il y avait un vénérable nommé Channa qui avait une pratique inconvenante. Pour qu'il améliore sa pratique, les bhikkhu habitant avec lui lui ont donné la leçon de morale qui s'impose. En refusant d'écouter ces remontrances, le Vénérable Channa maháthera a vivement riposté. Du fait que ce vénérable était né en même temps que Bouddha et s'était retiré dans la forêt en même temps que lui, les bhikkhu qui vivaient avec lui étaient tous arrivés après lui. Ainsi, le Vénérable Channa répliquait à leurs remontrances en leur disant : " Je n'ai pas de leçons à recevoir de ceux qui sont arrivés après moi ! " Une fois que Bouddha a pris connaissance de ce fait, il a adressé des reproches au Vénérable Channa et a établi le saµghádisesa 12.

saµghádisesa 12 en pá¦i

" bhikkhu paneva dubbacajátiko yoti uddesapariyápannesu sikkhápadesu bhikkhúhi sahadhammikaµ vuccamáno attánaµ avacaníyaµ karoti " mámaµ áyasmanto kiñci avacuttha kalyášaµ vá pápakaµ vá, ahampáyasmante na kiñci vakkhámi kalyášaµ vá pápakaµ vá, viramatháyasmanto mama vacanáyá " ti, so bhikkhu bhikkhúhi evamassa vacaníyo " máyasmá attánaµ avacaníyaµ akási, vacaníyamevá – yasmá attanaµ karotu, áyasmápi bhikkhú vadatu sahadhammena, bhikkhúpi áyasmantaµ vakkhanti sahadhammena, evaµ saµvaddhá hi tassa bhagavato parisá yadidaµ aññamañña vacanena aññamaññavu††hápanená " ti evañcaso bhikkhu bhikkhúhi vuccamáno tatheva paggahšeyya, so bhikkhu bhikkhúhi yávatatiyaµ samanubhasitabbo tassa pa†inissaggáya, yávatatiyañce samanubhásiyamáno taµ pa†inissajjeyya, iccetaµ kusalaµ, no ce pa†inissajjeyya, saµghádiseso. "

Définition

Ne pas rejeter les remarques qui sont faites sur sa conduite. Si un bhikkhu ne respecte pas des points du vinaya, s'il fait ce qui n'est pas en accord avec le vinaya, parmi les bhikkhu qui vivent avec lui, ceux qui le voient ou qui l'entendent, sont tenus de lui faire remarquer que ses comportements ou ses actions ne sont pas convenables et qu'il doit s'en abstenir. S'il riposte en refusant d'obéir, les autres bhikkhu doivent alors lui faire la morale à l'aide d'une formule spécifique. Si après l'avoir réprimandé ainsi une seconde, puis une troisième fois, il refuse d'abandonner son point de vue, cela entraîne une réunion du saµgha.

Un bhikkhu ne doit pas refuser les remarques qui sont faites sur son comportement, même s'il est le plus respecté du monastère et même si les remarques viennent d'un bhikkhu moins ancien, car si elles sont justifiées et qu'il les refuse, il est apte à recevoir la procédure pouvant entraîner le saµghádisesa 12.

Voir aussi : Les thullaccaya relatifs aux saµghádisesa
Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux saµghádisesa

saµghádisesa 13 (kuladúsaka)

L'origine

Alors que Bouddha demeurait dans le royaume de Sávatti, dans le monastère de Jetavana, les bhikkhu médiocres et sans principes nommés Assajipunabbasuka habitant Kí†ágirajanapuda offraient des fleurs et des fruits aux dáyaká, mangeaient et dormaient avec des femmes, mangeaient le soir, buvaient de l'alcool, s'adonnaient à toutes sortes de jeux, dansaient, chantaient, se parfumaient, étalaient leur double robe sur le sol pour y faire danser des danseuses dessus, etc. Leur conduite ne se résumait qu'en actes susceptibles de corrompre la foi des personnes de toutes castes, à endommager leur confiance envers le dhamma. En voyant ainsi de quelle manière les bhikkhu utilisent les dons qu'ils leur font pour les soutenir, les dáyaká finissaient rapidement par ne plus avoir la moindre vénération pour le saµgha. Par conséquent, ils n'avaient plus de foi envers le dhamma.

Il y avait un noble et respectable bhikkhu accompli qui, après avoir passé le vassa dans le royaume de Kási, se rendait à Sávatthi afin de rencontrer Bouddha. En cours de chemin, il est parvenu à Kí†ágirajanapuda. L'heure du repas approchant, il s'est mis à faire sa ronde en toute dignité, les yeux vers le bas (comme le pátimokkha l'impose), mais personne ne versait quoique ce soit dans son bol. Les citoyens de Kí†ágirajanapuda avaient perdu toute foi envers le dhamma. En apercevant le bhikkhu vertueux, tout comme pour les bhikkhu Assajipunabbasuka, dépourvus de tout accueil et de toute hospitalité, les gens lui proféraient des critiques négatives.

Un dáyaká pourvu d'une foi authentique, en voyant ce bhikkhu accompli empli de dignité, l'a invité à passer dans sa maison pour lui offrir à manger. Après lui avoir respectueusement offert de la nourriture, le dáyaká l'a sollicité de rapporter à Bouddha les évènements concernant la foi des habitants de Kí†ágirijanapuda qui est corrompue par la méconduite des bhikkhu Assajipunabbasuka. Lorsqu'il est arrivé auprès de Bouddha, l'honorable bhikkhu lui a relaté les évènements. Le Parfait a alors envoyé les Vénérables Sáriputtara et Moggalána pour expulser les bhikkhu parasites de Kí†ágirijanapuda.

Les bhikkhu Assajipunabbasuka risquant d'être brutaux avec les deux aggasávaka, Bouddha a appelé de nombreux bhikkhu pour les aider à accomplir cette tâche. En arrivant à Kí†ágirijanapuda, les deux aggasávaka accompagnés des autres bhikkhu ont fermement chassé les indésirables bhikkhu Assajipunabbasuka de la ville. Certains ont quitté le saµgha, certains sont partis s'installer dans une autre région, d'autres ont riposté en accusant les deux aggasávaka et les autres bhikkhu de corrompre le dhamma. Ainsi, en interdisant les actions et les comportements pouvant corrompre la foi envers le dhamma, Bouddha a établi le saµghádisesa 13.

saµghádisesa 13 en pá¦i

" bhikkhu panena aññataraµ gámaµ vá nigamaµ vá upanissáya viharati kuladúsako pápasamácáro, tassa kho pápaká samácárá dissanti ceva suyyantica, kuváni ca tena du††háni dissanti ceva suyyanti ca. so bhikkhu bhikkhúhi evamassa vacaníyo " áyasmá kho kuladúsako pápasamácáro, áyasmato kho pápaká samácárá dissanti ceva suyyanti ca, kuláni áyasmatá du††háni dissanti ceva suyyanti ca, pakkamatáyasmá imahmá ávásá, alaµ te idha vásená " ti, evañca so bhikkhu bhikkhúhi vuccamáno te bhikkhú evaµ vadeyya " chandagámino ca bhikkhú, dosagámino ca bhikkhú, mohagámino ca bhikkhú, bhayagámino bhikkhú, tádisikáya ápattiyá ekaccaµ pabbájenti ekaccaµ na pabbájenti " ti. so bhikkhu bhikkhúhi evamassa vacaníyo " máyasmá evaµ avaca, na ca bhikkhú chandagámino, na ca bhikkhú dosagámino na ca bhikkhú, mohagámino na ca bhikkhú, bhayagámno, áyasmá kho kuadúsako pápasamácáro, áyasmato kho pápaká samácárá dissanti ceva suyyanti ca, kuláni cáyasmatá du††háni dissanti ceva suyyanti ca, pakkamatáyasmá imahmá ávásá, alaµ te idha vásená " ti, evañca so bhikkhu bhikkhúhi vuccamáno tatheva paggahšeyya, so bhikkhu bhikkhúhi yávatatiyaµ samanubhásitabbo tassa pa†inissaggáya, yávatatiyañce samanubhásiyamáno taµ pa†inissajjeyya, iccetaµ kusalaµ, no ce pa†inissajjeyya, saµghádiseso. "

Définition

Ne pas altérer la confiance et la considération que les gens ont pour le dhamma. Voyant ou entendant un bhikkhu ayant des actions ou des comportements qui corrompent la foi d'autrui envers le dhamma, les autres bhikkhu sont tenus de lui dire : " Vos manières d'agir altèrent la confiance et la considération que les gens ont pour le dhamma. Votre conduite est médiocre. Nous avons vu et entendu vos manières d'agir. Vous devez vous en aller d'ici. Ne restez pas dans ce monastère ". Si celui-ci refuse d'obtempérer aux exhortations de quitter le monastère, les bhikkhu qui le voient ou l'entendent réagir ainsi doivent l'expulser en lui faisant la morale une seconde fois. Si au terme d'une troisième fois il refuse encore d'obéir, il faut le conduire au sein du saµgha et prononcer de nouveau à son intention le discours d'expulsion trois fois de suite. Après cela, s'il se résigne à ne pas abandonner son point de vue, il convient de lui faire la morale à l'aide d'une formule spécifique. Si après un deuxième, puis un troisième discours de morale délivré à l'aide de cette formule, il persiste à demeurer sur sa position, cela entraîne dès cet instant une réunion du saµgha.

La corruption

Les bhikkhu qui offrent des cadeaux aux dáyaká portent atteinte à la foi et à la confiance que ces gens ont pour le dhamma. Bouddha n'accepte pas ce type de dons. Il est seulement favorable aux dons que les dáyaká adressent aux bhikkhu en croyant au bénéfice de leur síla, de leur sagesse. De la même manière, il est fermement opposé aux échanges et aux dons pratiqués entre laïcs et bhikkhu, qui sont motivés par des relations de bénéficiaires et d'obligés.

Le fait que des bhikkhu offrent des choses aux dáyaká risque facilement d'altérer la considération de ces derniers pour le saµgha, donc leur foi pour le dhamma. Les gens qui fréquentent les bhikkhu et qui leur font des offrandes ne verront plus l'intérêt d'en faire. Par conséquent, ils n'en feront plus, non plus, à ceux qui ont un bon síla et qui sont accomplis. Toutefois, un bhikkhu peut donner des fruits qu'il possède aux membres de sa famille. Des bhikkhu peuvent donner de la nourriture ou des excédents de produits d'hygiène aux laïcs qui font les travaux de balayage, de vaisselle, de débroussaillage, etc. Dans ce cas, il n'y a pas de corruption de foi, donc pas de faute. Afin d'être certain que les bhikkhu ne commettent pas de faute, il est préférable que les laïcs effectuent d'abord les tâches et reçoivent ensuite à manger ou à boire. Une fois leur repas pris, les bhikkhu devraient, afin d'éviter le gaspillage, donner leur excédent de nourriture aux kappiya et aux nécessiteux.

Le bhikkhu qui a fait acte de corruption doit être expulsé du village ou du quartier dans lequel il est établi. S'il donne des affaires ou des traitements médicaux à travers toute la ville, il doit être expulsé de cette ville. Sans quitter les lieux, s'il se met à critiquer le saµgha, il doit être conduit dans la símá au sein de laquelle le saµgha devra procéder à la prononciation de la formule adéquate. Après cela, s'il refuse d'obéir, le saµgha doit le réprimander. Au terme de la troisième prononciation de cette formule, si ce bhikkhu ne s'est toujours pas résigné à quitter les lieux, il commet le saµghádisesa 13.

Développement du saµghádisesa 13

Voir aussi : Les dukka†a relatifs aux saµghádisesa

(D) Dhamma Dána, dhammadana.org


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Origine : Textes en birman

Traducteur : Moine Dhamma Sámi

Date : 2000

Mise à jour : 12 nov. 2005