Accueil
dhammadana.org ; lien direct vers le début du texte Aide Accessibilité Recherche Livres Polices Courriel
Vous êtes ici : accueil > samgha > vinaya > 227 règles > développement du párájika 4
Page suivante Bas de page Page précédente Page d'accueil de la rubrique

développement du párájika 4


Précédents et exemples

Si un bhikkhu affirme avoir obtenu des stades de réalisation de type jhána ou de type magga en sachant que c'est faux, il commet le párájika 4. Si un bhikkhu affirme une chose fausse telle que : " J'ai obtenu des jhána " ou " J'ai obtenu des pouvoirs abhiñña " ou " Je suis capable de demeurer aussi longtemps que je le souhaite dans un jhána ", il commet le párájika 4. Si un bhikkhu prétend avoir expérimenté soit le premier jhána, soit le second jhána, soit le troisième jhána, soit le quatrième jhána, soit le cinquième jhána alors que cela n'est pas le cas, il commet le párájika 4. Si un bhikkhu affirme : " Je peux voir mes vies antérieures " ou " Je peux voir les peta " ou " Je suis capable d'entendre les discussions des deva " sans que cela soit la vérité, il commet le párájika 4. Si un bhikkhu affirme : " Je suis sotápana " ou " Je suis sakadágámi " ou " Je suis anágámi " ou " Je suis arahanta " alors qu'il n'en est rien, il commet le párájika 4. Si un bhikkhu affirme en présence d'autrui qu'il est accompli en ce qui concerne : Soit les trois vijjá ; soit les quatre satipa††hána ; soit les quatre sammappadhána ; soit les quatre iddhipáda ; soit les sept bojjhiýa, soit les cinq indre, soit les cinq bala ; soit les huit maggaýga, il commet le párájika 4. S'il prétend volontairement à tort qu'il est définitivement débarrassé du désir, de la colère, de l'ignorance ou des trois, il commet le párájika 4.

Si la personne a qui s'adresse le bhikkhu fanfaron comprend la signification de ces paroles, le bhikkhu commet le párájika 4. Si elle n'en saisit pas le sens, le bhikkhu commet un thullaccaya.

Un bhikkhu déclare à un dáyaká fréquentant son monastère : " Dans votre monastère, il y a un bhikkhu qui est ariyá, c'est un arahanta. " S'il utilise cette manière détournée de parler en espérant faire comprendre qu'il est l'arahanta en question et si la personne a qui il s'adresse comprend la signification de ces paroles, le bhikkhu commet un thullaccaya. Cependant, s'il ne comprend pas, le bhikkhu commet un dukka†a.

Dans le but de se valoriser et recevoir des compliments, un bhikkhu a demeuré quelques temps dans un vihára en pleine forêt (dhutaýga 8). Ce bhikkhu a ainsi commis un dukka†a.

Avec un état d'esprit vantard, un bhikkhu s'est adressé à un autre bhikkhu de la sorte : " Tous les disciples qui habitent avec mon précepteur sont arahanta. " Ce bhikkhu a commis un dukka†a.

Seul dans un endroit désert, avec un état d'esprit fanfaron, un bhikkhu a proclamé : " J'ai obtenu les réalisations de type jhána et magga ! " Un deva ayant entendu cela, lui a interdit d'employer de telles paroles mensongères. Ce bhikkhu a commis un dukka†a.

Une fois, un bhikkhu était gravement malade. Les autres bhikkhu lui adressaient des paroles rassurantes afin qu'il ne soit pas angoissé par la mort. Le bhikkhu malade leur a alors répondu qu'il n'avait pas peur de la mort. Ce bhikkhu n'ayant pas eu d'intention fanfaronne, n'a pas commis de faute.

Un jour un brahmane qui avait invité des bhikkhu s'est adressé à eux en ces termes : " Nobles arahanta, veuillez vous asseoir ! Nobles arahanta, veuillez vous restaurer ! " Du fait qu'il les désignait " arahanta " et qu'ils n'en étaient pas, les bhikkhu ont préféré ne pas s'asseoir et ne pas manger. Suite à cela, Bouddha a expliqué qu'un bhikkhu qui se contente d'accepter des paroles excessivement respectueuses ne commet pas de faute.

Un groupe de bhikkhu passaient le vassa dans un vihára de forêt. Ils se sont promis que le premier qui s'en irait du vihára aurait accomplit le stade d'arahanta. Plus tard, un des bhikkhu s'en est allé du vihára en se disant : " Ainsi, les autres vont penser que je suis arahanta. " Ce bhikkhu a commis le párájika 4.

Les bhikkhu qui s'annoncent entre eux des réalisations de type jhána ou de type magga qu'ils ont réellement expérimenté ne commettent pas de faute. Néanmoins, si un bhikkhu annonce une telle réalisation à un sámašera ou à un laïc, il commet le pácittiya 8.

À l'issue d'une retraite de samatha ou vipassaná, un bhikkhu est sorti sans avoir expérimenté de réalisation ; ni de type jhána, ni de type magga. Croyant vraiment avoir obtenu l'une de ces réalisations, s'il l'annonce à un autre bhikkhu, il ne commet pas de faute. En l'annonçant à un sámašera ou à un laïc, il commet le pácittiya 8.

Un bhikkhu ne doit pas exposer ses expériences de samatha ou de vipassaná aux sámašera ou aux laïcs. Cependant, il peut en parler soit avec son instructeur dont le rôle est de le guider, soit aux autres bhikkhu qui ont une pratique similaire. Un bhikkhu ne doit pas parler de ses expériences de manière prétentieuse. Entre bhikkhu amis du dhamma pratiquant le dhamma, ce sujet ne doit être abordé que dans l'intelligence et motivé par une intention bénéfique.

Jadis, un bhikkhu pratiquait depuis quarante ans le dhutaýga consistant à ne manger qu'une seule fois dans la journée, sans changer de place (ekásanika, le 5e). Un jour, un dáyaká peu futé a offert une pâtisserie à ce vénérable après qu'il a terminé son repas et changé de place. Le bhikkhu n'ayant pas touché à la pâtisserie, le dáyaká lui a demandé : " Vénérable, pratiquez-vous le dhutaýga ekásanika ? " Tenant à ce que personne ne sache qu'il pratique ce dhutaýga, le vénérable a mangé la pâtisserie. Il a préféré endommager ce dhutaýga après l'avoir pratiqué sans faille durant quarante années et s'y remettre aussitôt.

Pour s'assurer qu'il n'y a pas la moindre ambiguïté (tant pour les autres que pour soi-même) quant au fait que leur pratique n'a pas pour but de se valoriser aux yeux d'autrui, certains bhikkhu se déterminent à ce que personne n'en soit informé.

Un bhikkhu qui pratiquait le dhutaýga consistant à dormir dans les cimetières (susána, le 11e) se rendait discrètement, une fois la nuit tombée et les rues désertées, dans le cimetière voisin. Avant l'aube, sans que personne ne le sache, il regagnait son monastère. De cette façon, personne n'avait de raison de le surestimer. Le bhikkhu qui s'entraîne à de telles pratiques (comme dormir dans un cimetière ou vivre en pleine forêt) dans le but d'inciter autrui à développer plus de la vénération, commet un dukka†a.

(D) Dhamma Dána, dhammadana.org


Page suivante Haut de page Page précédente Page d'accueil de la rubrique Accueil Recherche Aide

choix du style

Visitez ce site selon la présentation qui vous convient...



En savoir plus sur ces styles.

infos sur cette page

Origine : Textes en birman

Traducteur : Moine Dhamma Sámi

Date : 2000

Mise à jour : 19 juin 2005