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résumé de la page

Toute la procédure de la récitation du pátimokkha, dès les préparatifs, y compris le nettoyage de la símá.

Présentation des différentes récitations, en fonction du nombre de moines.

la récitation du pátimokkha


La préparation de l'uposatha

En pali, la procédure de présentation orale du pátimokkha à toute l'assemblée du saµgha est appelée uposatha. Elle a lieu à chaque pleine lune et à chaque nouvelle lune.

Avant de commencer à faire l'uposatha, il convient d'effectuer quatre travaux ; les quatre pubbakaraša ("pubba" = à l'avance ; "karaša" = travail).

Au moment de faire l'uposatha, quand toute l'assemblée du saµgha est réunie dans la símá, il y a cinq choses qu'il faut rapporter avant d'énoncer le pátimokkha ; les cinq "pubbakicca" ("pubba" = à l'avance ; "kicca" = chose, affaire).

Les quatre pubbakaraša

  • Balayage du plancher (ou du sol) de la símá
  • Éclairagede la símá à l'aide de lampes à huile (ou d'éclairage électrique)
  • Installation d'eau (propre)à l'entrée de la símá (l'eau est employée pour la boire et éventuellement pour s'en verser sur les pieds ; dans l'Inde du nord du temps de Bouddha, il était coutume de se laver les pieds avant d'entrer dans les bâtiments)
  • Étendage de nattes ou de tapis pour s'asseoir dans la símá

Les cinq pubbakicca

  • Rapport du chanda. En raison de maladie ou pour quelle autre raison que ce soit, si un bhikkhu ne peut pas se rendre à la símá, pour que les membres réunis du saµgha puissent prendre une ou plusieurs décisions, il doit donner son chanda (son accord) en informant un bhikkhu qui se rend à la símá. Ce dernier à son tour, une fois dans la símá, rapportera l'information à l'ensemble des bhikkhu
  • Rapport du párisuddhi. Au moment où l'uposatha va avoir lieu, si dans le monastère se trouve un bhikkhu ayant déjà fait l'uposatha dans un autre monastère, il doit donner son párisuddhi. C'est une manière de s'assurer que chaque bhikkhu a l'esprit lavé de toutes impuretés morales
  • Rapport de la date. Cela permet à tous de connaître la date, notamment aux bhikkhu qui effectuent des retraites de longue durée
  • Rapport du nombre de bhikkhu présents dans la símá. L'uposatha le seul moment où l'on est sûr de réunir tous les bhikkhu
  • Rapport de ce que les bhikkhuní nécessitent en matière d'enseignement. Au temps où il y avait encore des bhikkhuní, lors de l'uposatha, elles pouvaient demander qu'un bhikkhu leur délivre un enseignement. Pour ce faire, après discussion, le saµgha réuni assignait un bhikkhu qualifié et accompli, en le chargeant d'aller donner un enseignement aux bhikkhuní, le jour suivant l'uposatha

Une fois que l'uposatha est terminé, les bhikkhu ayant donné leur párisuddhi ont déjà fait l'uposatha et les bhikkhu ayant donné leur chanda se sont mis d'accord à l'avance qu'ils assumeraient les éventuelles décisions prises par le saµgha. Ces points doivent toujours être respectés, car ils contribuent à offrir et à entretenir une parfaite entente entre tous les membres de la communauté. De cette façon seulement, tout ce que le saµgha entreprend ne peut que réussir et être bénéfique pour tous.

Avant de faire l'uposatha, chaque bhikkhu doit avoir un síla pur. Les saµghádisesa doivent être purgés en conformité avec la procédure qui s'impose. Les pá†idesaníya doivent être dévoilées à part, auprès de quatre bhikkhu au minimum. Concernant les quatre autres sortes de fautes (thullaccaya, pácittiya, dukka†a et dubbhásita), chacun doit faire desaná afin d'en être moralement totalement purifié. À partir de ce moment-là seulement, l'énoncé des 227 règles du pátimokkha peut être écouté.

Une fois que les règles du pátimokkha ont été présentées, lorsque le bhikkhu qui les a annoncées demande si certaines d'entre elles ont été transgressées ou non, si tel est le cas, en faisant part de sa faute (ou de ses fautes), le bhikkhu doit s'écarter de la communauté. En assumant sa faute, il doit la purifier. Si chacun demeure silencieux, cela indique qu'aucune règle n'est transgressée, alors le bhikkhu ayant présenté le pátimokkha peut déclarer :

" Étant donné le silence, nous pouvons considérer que le saµgha est pur ".

À chaque nouvelle lune et à chaque pleine lune (soit environ deux fois par mois), la réunion du saµgha pour l'énoncé du pátimokkha est un moyen de contrôler régulièrement la pureté du síla de l'ensemble des membres de la communauté.

Les différents types d'uposatha

L'uposatha avec quatre bhikkhu ou plus

Une fois que les chanda et les párisuddhi ont été transmis, le desaná, les quatre pubbakaraša et les cinq "pubbakicca" accomplis, l'énoncé des règles du pátimokkha peut avoir lieu. Selon certaines raisons, le pátimokkha ne peut être que partiellement récité (par exemple, seulement les párájika, les saµghádisesa et les aniyata).

Une fois que le bhikkhu a terminé l'énoncé des règles, il est de coutume que tous les bhikkhu présents dans la símá récitent quelques sutta.

L'uposatha avec un, deux ou trois bhikkhu

Lors de l'uposatha, pour réunir les bhikkhu dans la símá en vue de présenter le pátimokkha, il doit y avoir saµgha. Pour considérer que le saµgha est réuni, il faut un minimum de quatre bhikkhu. Ainsi, le jour de l'uposatha, si moins de quatre bhikkhu sont présents dans le vihára, la procédure est toute différente : les quatre pubbakaraša et les cinq "pubbakicca" n'ont pas à être accomplis et le pátimokkha n'a pas à être présenté. Après avoir effectué le desaná, les bhikkhu énonceront simplement une courte formule...

S'il y a trois bhikkhu dans le vihára

Après avoir fait le desaná, l'un des trois bhikkhu annonce aux deux autres :

" sušátu me áyasmanto, ajjuposatho pannaraso (catuddaso) yadáyasdhantánaµ pattakallaµ, mayaµ aññmaññaµ párisuddhi uposathaµ kareyyáma ".

" Vénérables, écoutez attentivement ce que je vous dis : aujourd'hui, nous sommes le quinzième (quatorzième) jour de lune, le jour d'uposatha. Le moment qui convient pour faire l'uposatha est venu. Ensemble, rendons-nous purs et faisons l'uposatha ".

Ensuite, le plus ancien dit (trois fois consécutives) :

" parisuddho ahaµ ávuso, parisuddhoti maµ dhárehi ".

" avuso, je suis purifié de toute faute. Je vous informe que je suis un être pur de conduite ".

À leur tour, les plus jeunes s'adressent au plus ancien :

" sádhu bhante, sádhu sádhu ".

" Bien bhante, très bien ".

(trois fois consécutives) :

" parisuddho ahaµ bhante, parisuddhoti maµ dháretha ".

" bhante, je suis purifié de toute faute. Je vous informe que je suis un être pur de conduite ".

L'ancien conclut alors :

" sádhu avuso, sádhu sádhu ".

" Bien avuso, très bien ".

Remarque : quel que soit le nombre de bhikkhu, l'uposatha doit impérativement se faire dans une símá (même pour le bhikkhu qui est tout seul dans un vihára).

S'il y a deux bhikkhu dans le vihára

Aussitôt que le desaná a été fait, le plus ancien s'adresse au plus jeune (trois fois consécutives) :

" parisuddho ahaµ ávuso, parisuddhoti maµ dhárehi ".

" avuso, je suis purifié de toute faute. Je vous informe que je suis un être pur de conduite ".

À son tour, le plus jeune s'adresse au plus ancien :

sádhu bhante, sádhu sádhu ".

" Bien bhante, très bien ".

(trois fois consécutives) :

" parisuddho ahaµ bhante, parisuddhoti maµ dháretha ".

" bhante, je suis purifié de toute faute. Je vous informe que je suis un être pur de conduite ".

L'ancien conclut :

" sádhu avuso, sádhu sádhu ".

" Bien avuso, très bien ".

S'il n'y a qu'un bhikkhu dans le vihára

En quatorzième jour de lune (trois fois consécutives) :

" ija me uposato catuddasí adhi††hámi ".

" Aujourd'hui, quatorzième jour de lune, je fais l'uposatha "

En quinzième jour de lune (trois fois consécutives) :

" ajja me uposatho pannarasoti adhi††hámi ".

" Aujourd'hui, quinzième jour de lune, je fais l'uposatha "

Remarque : étant donné que le calendrier lunaire est adapté aux lunaisons, les mois ont parfois vingt-neuf jours et parfois trente. Ces mois sont divisés en deux "pakkha" (parties) ; le premier allant de la nouvelle lune à la pleine lune et le suivant, de la pleine lune à la nouvelle lune. Les jours d'uposatha tombent au dernier jour d'un "pakkha", correspondant ainsi tantôt au quatorzième jour tantôt au quinzième jour.

Nom des mois en pali

  • citta : mars / avril
  • vesákha : avril / mai
  • je††ha : mai / juin
  • ásᆆha : juin / juillet
  • sávaša : juillet / août
  • po††hapáda : août / septembre
  • assayuja : septembre / octobre
  • kattika : octobre / novembre
  • mágasira : novembre / décembre
  • phussa : décembre / janvier
  • mágha : janvier / février
  • phagguna : février / mars

(D) Dhamma Dána, dhammadana.org


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infos sur cette page

Origine : Textes en birman

Traducteur : Moine Dhamma Sámi

Date : 2000

Mise à jour : 27 mai 2006