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L’itinéraire d’un renonçant

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Une âme de voyageur

Depuis tout jeune, j’ai toujours adoré les voyages, en particulier lorsque je suis seul. Que ce soit en avion, en bateau, en autocar, en vélo ou même à pied, je ne manque aucune occasion de parcourir en solitaire des lieux inconnus, de me retrouver loin des miens, en des lieux aux décors inhabituels, et de préférence, où la culture et la langue sont différentes des miennes.

Aussi simple soit-il, un voyage me donne toujours un sentiment d’aventure. À seize ans, alors que nous sommes en Tunisie, j’ai l’opportunité de partir seul en car jusqu’aux portes du Sahara. Les photos sont mauvaises, mais le souvenir de la magnifique mer de dunes et de la finesse du sable qui colle sur la peau en fine couche est toujours resté intact. Durant ce voyage, je me suis complètement perdu dans le gigantesque labyrinthe des souks de la médina de Sfax, en raison de mon sens de l’orientation, pour ainsi dire inexistant. Encore une sensation inoubliable. Jeune, je n’ai pas eu la chance de m’être rendu à l’étranger aussi souvent que je l’aurais souhaité, car mes parents, insatisfaits de mes résultats scolaires, n’étaient pas très favorables à me financer des voyages.

Bien que rêvant d’aventure, je n’étais pas prêt pour effectuer seul de grands voyages. À dix-neuf ans, ayant toujours dépendu de papa et maman et toujours demeuré dans mon petit monde, j’étais encore très immature. De manière inconsciente, je décidai tout de même de préparer un voyage de routard vers l’Italie, la Grèce, et d’autres pays d’Europe. Ayant pris soin de ne rien laisser savoir à mes parents, je me rends un soir à la gare. À ma grande stupéfaction, j’aperçois mon père qui m’attend tranquillement dans le hall de la gare. Je comprends alors que j’ai été vendu. Papa est si paisible et de si bonne humeur, que je rentre tranquillement à la maison avec lui, comme si le projet de partir en voyage s’était subitement volatilisé. Il faudra encore attendre quelques années avant d’effectuer un grand voyage.

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