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L’itinéraire d’un renonçant

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Sous l’emprise de nombreux vices

Après avoir commencé à boire quelques bières, du vin blanc et du Champagne, vers dix-neuf ans, je me mets à faire la chose la plus stupide qui soit : je fume. Et pas n’importe quoi, s’il vous plaît ! Des marques de luxe, qui coûtent évidemment un peu plus cher que les marques ordinaires, mais le plus important est de « faire classe ». Ces cigarettes sont longues, le filtre est tout blanc. Dans cette période de ma vie, la frime est probablement mon principal passe-temps. Je suis si bien organisé que je ne manque jamais de cigarettes. Je vais même jusqu’à avoir en réserve quelques cigarettes de la marque fumée par mon meilleur ami pour les fois où il n’a pas pensé à s’en acheter suffisamment.

Néanmoins, je ne m’investirai pas dans le jeu. J’ai vite senti que cela était une chose plutôt malsaine et qu’on perdait beaucoup plus qu’on ne gagnait. Le calcul était vite fait. Pour comprendre cela, il m’a tout de même fallu quelques pertes. Tout d’abord, j’ai inséré tout l’argent rudement économisé pour les grandes vacances, dans les machines à sous d’une fête foraine. J’ai pu changer les points obtenus par ce jeu contre une montre prétendue étanche à trente mètres. Néanmoins, dès le lendemain, lors du premier bain au bord de la plage, la montre s’éteint à tout jamais, l’eau salée entrant aussitôt dedans. Une fois, je joue « méthodiquement » au loto, en évitant les numéros sortis les semaines précédentes, et gagne trente francs. Hélas, la même méthode me fait perdre plus que ça lors des tirages suivants. Enfin, au Casino de Montreux (en Suisse), je joue un franc – suisse – sur un numéro du tapis et gagne dix fois la mise, soit dix francs (environ sept euros). Je rejoue un franc, et un franc, et encore un franc, jusqu’à perdre cinq francs. Comprenant que la chance au jeu ne sert qu’à inciter à perdre plus, je décide de stopper, et sors du casino, heureux d’avoir gagné deux francs, de quoi s’acheter une bonne plaquette de chocolat.

Désormais, je me contenterai de miser des jetons en plastique ou des billets de Monopoly.

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