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L’itinéraire d’un renonçant

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Arrêt de la viande, reprise du cannabis

Mon existence devient plus calme. Il n’y a plus de platines à la maison. Par conséquent, les nombreux individus qui venaient chez moi exclusivement pour elles ne viennent plus du tout.

Un soir, notre conversation, avec Paul, nous conduit à parler de végétarisme. Croyant qu’un mode de vie vertueux implique le respect de toute forme de vie, nous en concluons que celui qui souhaite adopter une bonne conduite doit éviter de contribuer à la mort d’êtres vivants. Soucieux de développer un comportement aussi vertueux que possible, nous prenons aussitôt la résolution de ne plus consommer de viande, ni de poisson. Désormais, je n’en achèterai plus. Nous prenons également soin de ne plus tuer d’insectes. Cela nous permet de nous entraîner à la tolérance à l’égard des moustiques qui nous piquent. L’habitude du végétarisme est très vite prise. Comme pour le reste et comme à l’accoutumée, Irène refuse de nous suivre dans cette démarche.

L’année 1995 touche à sa fin, donc la trêve de cannabis aussi. Étant resté si longtemps sans fumer, je devrais profiter de l’occasion pour ne plus fumer du tout. Absurdement, je saute de nouveau dans ce vice. Je prépare un gros joint que j’allume juste après les coups de minuit annonçant la nouvelle année 1996. Après quelques copieuses bouffées, je suis subitement plongé dans une extase aussi bizarre qu’hilarante. Ce décollage est si puissant et si euphorique que j’éclate de rire. Mon corps n’a plus de poids et semble se mélanger dans tous les sens, c’est comme si lui-même était de la fumée. Mon organisme ayant perdu toute accoutumance à cette substance, les effets qui suivent sont désastreux. Un malaise terrible accentué par des effets violents de tête qui tourne me donne l’impression de mourir. Je dois m’allonger sur mon lit, attendant que se termine ce moment aussi éprouvant que cauchemardesque. L’après-midi suivante, je tente encore l’expérience, mais avec une dose plus faible, afin de réhabituer peu à peu mon cerveau. C’est ainsi que, le plus stupidement du monde, je me replonge dans le monde du haschich et de l’herbe, avec tout le mal-être, toute la paranoïa et toute la léthargie qui l’accompagne.

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