Cliquez ici pour afficher normalement la page (avec mise en forme et graphisme). Si ça ne fonctionne pas, vérifiez que votre navigateur accepte JavaScript et supporte les CSS. Nous vous recommandons un navigateur respectant les standards, tel que : Google Chrome, Firefox, Safari…

Accueil dhammadana.org ; lien direct vers le début du texte
Vous êtes ici : accueil > livres > l’itinéraire d’un renonçant > le piège de la satisfaction

L’itinéraire d’un renonçant

<- retour

Le piège de la satisfaction

Tout va pour le mieux et même trop vite, à tel point qu’il n’est pas possible d’attendre deux jours les prochaines entrevues. Jusqu’à plusieurs fois par jour, c’est le moine Satipatthāna ou le moine Samādhi qui me donnent les instructions nécessaires, chaque fois que surviennent des expériences clefs dans le processus de la vision directe dans la réalité. D’une indescriptible précision, l’observation devient pratiquement automatique. Plus rien n’échappe à mon attention. La conscience qui observe les phénomènes est si bien en phase avec ceux-ci que je perds complètement la notion du temps. Certaines heures d’assises ou de marche me semblent durer entre cinq et dix minutes.

Après un mois et demi de retraite, vers la mi-janvier 1997, se produit pour la première fois une expérience que je qualifie alors de satisfaisante. Néanmoins, la seule expérience qui soit pleinement satisfaisante est l’accomplissement total de la connaissance directe de la réalité, où ne subsiste plus aucune impureté mentale. Ce que nous appelons l’éveil ou la libération s’étale en fait sur quatre étapes, durant lesquelles la cessation complète des phénomènes physiques et mentaux dure quelques instants et est expérimentée chaque fois plus profondément. Outre le manque de sagesse, le pire piège qui nous empêche de franchir tous ces stades jusqu’au dernier, où toutes les imperfections ont été définitivement éradiquées, c’est la satisfaction. En dépit d’une excellente concentration, content de mon succès, je n’irai pas plus loin dans cette retraite, qui se prolongera jusqu’à la mi-mars 1997. Ayant moins besoin d’instructions, je me rends de moins en moins fréquemment aux entrevues de méditation. Les journées sont plutôt régulières, et passent relativement vite.

haut de page

suite ->