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L’itinéraire d’un renonçant

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La fin de la retraite

Cette retraite sera très éprouvante, avec ses phases d’inconfort terrible, de doutes, de découragements et même, de sanglots. Durant des mois et des mois, je veux trop bien faire, trop vite aller. Alors, je force, je m’épuise inutilement. Plus tard, les choses se passent mieux, la concentration est bonne, l’attention demeure permanente.

Une fois, tous les méditants étrangers sont envoyés à Kalau, qui se situe dans une région plus fraîche, pour tester un nouveau lieu dédié à la pratique de la méditation. Nous resterons trois semaines dans ce petit centre, qui fut inauguré le même jour que mon intégration dans la communauté monastique. Le président de l’organisation qui gère le grand centre de Yangon et beaucoup d’autres à travers tout le pays a le projet de faire de celui de Kalau le centre pour tous les étrangers, et de désigner le moine Samādhi pour en être l’instructeur principal. Hélas, le président meurt peu de temps après. Les nouveaux membres de l’organisation semblent plus intéressés par le profit financier que par le succès des méditants, oubliant alors l’objet initial de l’organisation.

À la fin septembre, je décide d’arrêter mon intense retraite, après dix mois d’efforts soutenus. Quant au moine Samādhi, il décide d’aller s’installer quelque temps sur Kalau, où le climat lui convient mieux. Ayant eu ouï dire que la littérature bouddhique birmane est de loin la plus riche autant en quantité qu’en qualité, et étant donné que je n’ai pas l’intention de quitter ce pays, je décide de me mettre à l’apprentissage de la langue birmane. Je m’installe dans un petit monastère d’études. Pour l’essentiel, j’étudie seul à l’aide de livres et de dictionnaires. Habituellement peu habile pour les langues, je suis surpris par ma facilité d’assimilation. Cela est peut-être autant dû à ma forte motivation qu’à la logique simplicité de la langue. Nanda, une nonne à peine plus âgée que moi et très expérimentée dans la méditation m’aide beaucoup durant les premiers mois. Très vite, nous nous entendons comme frère et sœur. Il m’arrive aussi de me rendre auprès de quelques moines pour leur demander de m’expliquer les phrases difficiles. Une fois les bases acquises, je travaille avec les livres de lecture des écoliers. Longtemps après, les effets de ma longue retraite se font encore sentir. Pour entretenir le bien-être et la capacité de concentration qu’ils me confèrent, je consacre encore chacun de mes dimanches à la vision directe de la réalité.

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