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A. paribbājaka kathā – deux renonçants
Le Bienheureux voyage entre Rājagaha et Nāḷanda accompagné de nombreux mendiants. Deux renonçants, Suppiya et son élève Brahmadattā, suivent le même chemin.
Suppiya dénigre Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha, tandis que son élève en fait l’éloge. Leur opposition manifeste illustre la diversité des dispositions chez les êtres.
Les mendiants, témoins de cette contradiction, s’émerveillent de la capacité du Bienheureux à comprendre les dispositions variées des êtres.
Le Bienheureux, prenant connaissance de leur discussion, utilise cette situation comme point de départ d’un enseignement.
Face au blâme :
Face à l’éloge :
L’éloge et le blâme doivent être abordés avec équanimité, sans agitation mentale, afin de préserver le discernement juste.
Le pratiquant ne doit ni se troubler face à la critique, ni s’attacher à l’éloge. Il demeure lucide, reconnaissant le vrai et corrigeant le faux, sans réaction émotionnelle perturbatrice.
B. cūḷa sīla – moralité mineure
Le Bienheureux explique que lorsqu’un individu ordinaire fait l’éloge du Tathāgata, cet éloge porte généralement sur des aspects simples de moralité. Ces qualités sont justes et louables, mais elles restent limitées, car elles concernent seulement la conduite extérieure et non la compréhension profonde du Dhamma.
Un individu ordinaire peut louer le Tathāgata pour sa conduite éthique irréprochable :
Le Tathāgata est également loué pour son mode de vie simple et discipliné :
Le Tathāgata est encore loué pour son intégrité complète :
Ces qualités constituent une base éthique solide et admirable. Cependant, le Bienheureux souligne que cet éloge reste limité : il concerne uniquement la moralité visible et ne touche pas encore à la sagesse profonde menant à la libération.
C. majjhima sīla – moralité intermédiaire
Bouddha poursuit l’exposé des comportements dont il s’abstient, et que les individus ordinaires considèrent comme dignes d’éloge. Cette section développe une discipline plus étendue concernant le mode de vie, les distractions mondaines et les comportements incompatibles avec la pratique spirituelle.
Le Tathāgata se distingue par une conduite marquée par la simplicité, la retenue et l’éloignement des activités qui nourrissent l’attachement, la distraction ou la négligence.
La pratique du Tathāgata ne consiste pas seulement à éviter les fautes grossières, mais aussi à abandonner progressivement tout ce qui entretient la distraction, l’attachement, l’orgueil ou la dépendance au monde.
Le Tathāgata mène une vie de profonde simplicité, éloignée du luxe, des distractions, des querelles, des manipulations et des préoccupations mondaines. Cette discipline protège la vigilance, la retenue et le développement intérieur, bien que les individus ordinaires n’en perçoivent encore qu’un aspect extérieur.
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 30 avr. 2026
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta
Mise à jour : 7 mai 2026