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Le Bienheureux, séjournant chez les Kourous, enseigne :
« Il existe une voie unique menant à la purification, à la fin du chagrin et de la douleur, à la paix véritable : les quatre satipaṭṭhāna, les quatre fondations de l’attention. »
Le moine observe le corps dans le corps, avec vigilance et discernement, libre de désir et d’aversion.
Cette contemplation dissout la perception d’un « moi » dans le corps.
Le moine observe les ressentis dans les ressentis, agréables, désagréables ou neutres. Il les perçoit tels qu’ils apparaissent et disparaissent, sans s’y attacher. Il reste conscient qu’un ressenti n’est qu’un phénomène conditionné, non un « je ».
Le moine observe les états mentaux : présence ou absence d’attachement, d’aversion, d’illusion, d’agitation, de torpeur, de concentration, de délivrance. Il voit leur apparition et leur disparition, sans s’y identifier.
« Ceci est un esprit avec attachement ; ceci est un esprit sans attachement. » Ainsi, il connaît la nature changeante et impersonnelle du mental.
Le moine contemple les phénomènes mentaux selon plusieurs angles :
Ainsi, il demeure attentif, voyant toute chose comme phénomène conditionné, non comme soi.
« Quiconque cultive ainsi les quatre fondations de l’attention pendant sept ans, sept mois, ou même sept jours, peut espérer l’un des deux fruits : la connaissance ultime dans cette vie, ou, s’il subsiste un attachement, le non-retour. »
Vers le Soutta complet : MN 10 - satipaṭṭhāna sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 24 oct. 2025
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta