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Ce discours se déroule peu de temps après la complète Extinction du Bienheureux. Le Vénérable Ānanda séjourne près de Rājagaha, au Bois de Bambous. À cette époque, le roi Ajātasattu fait fortifier la ville par crainte d’un conflit avec le roi Candapajjotta.
Un matin, alors qu’il se rend en ville pour sa collecte de nourriture, Ānanda décide de rendre visite au brahmane Gopakamoggallāna sur son lieu de travail. Ils commencent une discussion au sujet du devenir de la communauté après la disparition de Bouddha.
Le brahmane demande s’il existe un moine possédant toutes les qualités de l’honorable Gotama, accompli et parfait Bouddha.
Ānanda répond que personne ne possède totalement ces qualités. Le Bienheureux est celui qui a découvert un chemin jusque-là inconnu :
Les disciples (sāvaka) ne font que suivre ce chemin déjà découvert.
On demande alors à Ānanda si Bouddha a désigné un successeur ou si la communauté en a choisi un. Ānanda répond que ni Bouddha ni la communauté n’ont désigné de chef.
Les brahmanes s’étonnent : comment la concorde est-elle possible sans chef ?
Ānanda explique que la communauté n’est pas sans refuge. Son refuge est le (Dhamma).
Le Bienheureux a établi :
Les moines se réunissent régulièrement lors du jour d’uposatha pour réciter les règles. Lorsqu’une faute apparaît, elle est traitée conformément à la règle.
Ainsi, ce ne sont pas des personnes qui gouvernent la communauté : c’est le Dhamma lui-même qui la régit.
Même s’il n’existe pas de chef unique, certains moines sont honorés et respectés. Le Bienheureux a indiqué dix qualités inspirant confiance chez un pratiquant accompli :
Les moines qui possèdent ces qualités sont naturellement honorés par la communauté.
La discussion aborde ensuite la méditation. Ānanda explique que Bouddha ne louait pas toutes les formes d’absorption.
Il blâmait les absorptions où l’esprit est dominé par les empêchements (nīvaraṇa) :
Il faisait l’éloge des absorptions obtenues par l’isolement du sensoriel et des états malsains, menant successivement aux quatre jhāna.
Après la disparition de Bouddha, la communauté ne dépend pas d’un chef unique. Elle se fonde sur le Dhamma et la discipline établis par le Bienheureux.
Les moines dignes de respect sont reconnus pour leurs qualités spirituelles et leur pratique. Ainsi, la stabilité du Saṅgha repose sur la fidélité à l’enseignement et sur la réalisation personnelle du chemin.
Vers le Soutta complet : MN 108 - Gopakamoggallāna sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 11 mars 2026
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta