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upakkilesa sutta (mn128)

Essence du récit des défauts mineurs

Contexte du sutta

Dans ce soutta, le Bienheureux rencontre deux situations opposées : des moines en conflit et d’autres vivant en parfaite harmonie. À partir de cela, il enseigne aussi les défauts subtils de l’esprit qui perturbent la méditation profonde.

Le danger des querelles

Les moines de Kosambi se disputent fortement, au point de refuser d’écouter Bouddha. Face à cela, il choisit de se retirer plutôt que d’insister.

Ce retrait produit un effet indirect : les laïcs cessent de soutenir les moines, ce qui les oblige à reconnaître leur erreur et à se réconcilier.

L’enseignement est clair : la haine ne s’apaise jamais par la haine, mais uniquement par la bienveillance. S’attacher aux pensées du type « il m’a fait ceci » nourrit le conflit.

Le problème n’est pas seulement extérieur, il vient de l’attachement intérieur.

L’éloge de la solitude

Bouddha montre ensuite qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné. La solitude devient alors un soutien pour la pratique, car elle protège l’esprit des conflits et de la confusion.

Elle permet une forme de stabilité et de clarté intérieure.

L’harmonie entre pratiquants

Il rencontre ensuite les vénérables Anuruddha, Nandiya et Kimbila.

Ils vivent ensemble sans conflit, avec une profonde bienveillance. Chacun abandonne ses préférences personnelles pour maintenir l’harmonie. Leurs actions, leurs paroles et leurs pensées sont alignées dans l’amitié.

Leur discipline est simple et stable : entraide quotidienne, respect du silence, et échanges réguliers sur le Dhamma.

Le point essentiel est que l’harmonie ne vient pas naturellement, elle repose sur un abandon de l’ego et une vigilance constante.

Les défauts subtils de l’esprit

Ces moines atteignent des états méditatifs élevés, avec lumière intérieure et visions subtiles, mais ces expériences disparaissent.

Bouddha explique alors que même à ce niveau, l’esprit peut être troublé par des défauts très fins.

  • Incertitude
  • Mauvaise attention
  • Torpeur et engourdissement
  • Peur
  • Excitation (exaltation)
  • Déséquilibre de l’effort (trop ou insuffisant)
  • Désir
  • Dispersion (perception de multiplicité)
  • Excès de concentration

Ces phénomènes ne sont pas grossiers, mais ils suffisent à déstabiliser la concentration.

L’enseignement central

La pratique devient un travail d’équilibre très précis.

Il ne s’agit pas simplement d’avancer, mais d’ajuster continuellement l’esprit : ni trop d’effort, ni pas assez ; ni agitation, ni inertie ; ni dispersion, ni rigidité.

C’est une forme de calibration fine de l’attention et de l’énergie.

L’aboutissement

Lorsque ces défauts sont reconnus puis abandonnés, la concentration devient stable et maîtrisée. Elle peut être modulée selon les besoins.

À ce moment apparaît la connaissance libératrice : la compréhension que la libération est définitive.

Conclusion

Ce soutta montre deux niveaux de pratique.

D’un côté, il faut résoudre les conflits extérieurs en cultivant la bienveillance ou en choisissant la solitude.

De l’autre, il faut purifier les mouvements subtils de l’esprit, qui seuls empêchent la stabilité profonde et la libération.

En résumé, ce n’est pas seulement le monde extérieur qui trouble l’esprit, mais surtout ses déséquilibres les plus fins.

 

Vers le Soutta complet : MN 128 - Upakkilesa sutta

Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas

infos sur cette page

Date de mise en ligne : 20 mars 2026

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta