Cliquez ici pour afficher normalement la page (avec mise en forme et graphisme). Si ça ne fonctionne pas, vérifiez que votre navigateur accepte JavaScript et supporte les CSS. Nous vous recommandons un navigateur respectant les standards, tel que : Brave, Chrome, Firefox, Safari…
Dans ce discours, le jeune Mānava, fils d’un riche brahmane, vient voir le Bienheureux après avoir été troublé par une expérience liée aux renaissances. Reconnaissant la connaissance du Maître, il lui pose une question fondamentale :
Pourquoi les êtres humains sont-ils si différents – certains vivent longtemps, d’autres non, certains sont riches, d’autres pauvres, certains beaux, d’autres laids, intelligents ou non ?
Le Bienheureux répond par un principe fondamental :
Les êtres ont leurs actes en propre, ils héritent de leurs actes, ils dépendent de leurs actes, ils ont leurs actes pour compagnons et pour refuge.
Ce sont donc les actes (kamma) qui expliquent les différences entre les êtres.
Tuer, être cruel conduit à une vie courte ou à des renaissances défavorables. Renoncer à tuer, être bienveillant, conduit à une vie longue et favorable.
Frapper et blesser conduit à la maladie et à la souffrance. Ne pas nuire conduit à une diminution de la souffrance.
Être irritable et colérique conduit à la laideur. Être patient et sans colère conduit à une apparence agréable.
Être jaloux conduit au rejet et au manque de considération. Se réjouir du bien d’autrui conduit à être apprécié et respecté.
Refuser de donner conduit à la pauvreté. Donner généreusement conduit à la richesse.
Être arrogant et irrespectueux conduit à une naissance dans une condition inférieure. Être respectueux et humble conduit à une naissance élevée.
Ne pas chercher à comprendre, ne pas questionner, conduit à la confusion. Chercher à comprendre et interroger conduit à l’intelligence.
Dans tous ces cas, la logique est la même :
Il s’agit d’une loi de causalité morale : les actes produisent des effets, parfois immédiatement, parfois à long terme.
Ce soutta établit une compréhension claire de la loi du kamma. Les différences entre les êtres ne sont pas arbitraires, mais conditionnées par leurs actes.
En comprenant cela, l’attention se tourne vers la qualité de ses propres intentions et actions plutôt que vers la comparaison avec autrui.
C’est dans cette vigilance que se trouve la possibilité d’un chemin vers des conditions plus favorables, et ultimement vers la libération.
Vers le Soutta complet : MN 135 - Cūḷa Kammavibhaṅga sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 26 mars 2026
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta