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anāthapiṇḍikovāda sutta (mn143)

Essence du récit d’Anāthapiṇḍikovāda

Contexte

Le maître de maison Anāthapiṇḍika, grand bienfaiteur du Saṅgha, est gravement malade et proche de la mort. Incapable de se déplacer, il fait appeler le Vénérable Sāriputta. Celui-ci, accompagné du Vénérable Ānanda, vient lui rendre visite et lui donne un enseignement profond sur le non-attachement, adapté aux derniers moments de la vie.

Enseignement principal

Face à la souffrance intense du corps, Sāriputta ne cherche pas à supprimer la douleur, mais à guider l’esprit vers la libération.

L’instruction centrale est la suivante : ne s’attacher à rien.

  • Ne pas s’attacher aux six facultés sensorielles (œil, oreille, nez, langue, corps, esprit)
  • Ne pas s’attacher à leurs objets (formes, sons, odeurs, saveurs, contacts, objets mentaux)
  • Ne pas s’attacher aux consciences correspondantes
  • Ne pas s’attacher aux contacts
  • Ne pas s’attacher aux ressentis (agréables, désagréables, neutres)

L’enseignement s’approfondit ensuite :

  • Ne pas s’attacher aux éléments : terre, eau, feu, vent, espace, conscience
  • Ne pas s’attacher aux états méditatifs élevés
  • Ne pas s’attacher ni à ce monde, ni à l’autre
  • Ne s’attacher à rien de ce qui est vu, entendu, senti ou connu

Là où il n’y a pas d’attachement, il n’y a pas de dépendance de l’esprit. Là où il n’y a pas de dépendance, il n’y a pas de souffrance ajoutée.

Réaction d’Anāthapiṇḍika

En entendant cet enseignement, Anāthapiṇḍika pleure. Ce ne sont pas des larmes de désespoir, mais de reconnaissance. Il réalise qu’il n’avait jamais entendu un enseignement aussi profond auparavant.

Il exprime alors le souhait que ce type d’enseignement soit aussi transmis aux laïcs, car certains sont capables de le comprendre pleinement.

Suite et destinée

Après sa mort, Anāthapiṇḍika renaît dans le monde céleste des Tusita.

Il revient ensuite sous forme divine rendre hommage au Bienheureux, exprimant que ce ne sont ni la richesse ni la naissance qui purifient les êtres, mais la conduite, la sagesse et la pratique.

Conclusion

Ce soutta enseigne la manière de faire face à la mort avec sagesse.

Il montre que si la douleur physique peut être intense, la souffrance mentale dépend de l’attachement.

La libération ne consiste pas à fuir l’expérience, mais à ne rien saisir, même au cœur de celle-ci.

C’est un enseignement dépouillé et profond : laisser tomber tout attachement, jusqu’au bout.

 

Vers le Soutta complet : MN 143 - Anāthapiṇḍikovāda sutta

Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas

infos sur cette page

Date de mise en ligne : 10 avr. 2026

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta