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anumāna sutta (mn15)

Essence du récit de l’évaluation

Contexte

Le Vénérable Mahā Moggallāna s’adresse à un groupe de moines au parc des daims de Bhésakalā. Il enseigne comment un moine doit s’évaluer lui-même en observant ses défauts ou ses qualités, à la manière d’un miroir pur.

Les causes d’indocilité

Un moine devient indocile – donc inapte à recevoir l’enseignement – lorsqu’il est dominé par des états mentaux non maîtrisés, tels que :

  • Mauvais désirs (dubbaca : difficile à instruire).
  • Vanité et dénigrement d’autrui.
  • Colère, ressentiment, rancune.
  • Paroles colériques.
  • Refus du reproche, réplique ou accusation envers celui qui instruit.
  • Irritation, aversion, défiance face à la critique.
  • Incapacité à expliquer sa conduite.
  • Ingratitude, esprit de rivalité.
  • Jalousie, refus de partager.
  • Simulation des qualités, dissimulation des défauts.
  • Obstination, surestimation de soi.
  • Attachement aux perceptions, possessivité, difficulté à lâcher prise.

Ces traits rendent le moine inapte à être enseigné et à progresser.

Les causes de docilité

À l’inverse, un moine est docile et digne de confiance lorsqu’il est libre de ces mêmes défauts :

  • Il n’a pas de mauvais désirs, ne se vante pas, ne se met pas en colère.
  • Il accepte les reproches calmement.
  • Il ne chicane pas, reste ouvert et paisible.
  • Il est reconnaissant, partage volontiers.
  • Il est honnête, humble et détaché.
  • Il lâche facilement prise.

Ces qualités favorisent l’écoute, la confiance et la progression dans la voie.

L’évaluation personnelle (anumāna)

Le moine doit s’examiner lui-même à la lumière de ce qu’il juge déplaisant chez autrui :

« Ce que je trouve déplaisant chez les autres, si je l’ai en moi, je serai déplaisant pour eux. »

Ainsi, il doit observer chacun de ces défauts et décider consciemment de les abandonner. S’il les découvre encore présents, il s’efforce de les éliminer. S’il constate qu’ils ne sont pas là, il se réjouit et poursuit son entraînement avec diligence.

La métaphore du miroir

Comme une personne qui nettoie une tache sur son visage en se regardant dans un miroir pur, le moine doit examiner son esprit :

  • S’il y voit une « tache » (un état impur), il la nettoie avec effort.
  • S’il n’en voit pas, il se réjouit d’être « propre ».

Conclusion

Ce discours enseigne l’auto-examen lucide et honnête comme condition de progrès spirituel. La docilité naît de la libération des tendances égotistes (orgueil, colère, attachement), et la vigilance introspective est le miroir qui révèle la pureté de l’esprit.

 

Vers le Soutta complet : MN 15 - anumāna sutta

Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas

infos sur cette page

Date de mise en ligne : 14 nov. 2025

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta