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Le Bodhisatta, avant l'Éveil, décide de séparer ses pensées en deux catégories :
À chaque apparition d’une pensée de désir, d’aversion ou de malveillance, il réfléchit à ses conséquences : souffrance pour lui, pour autrui, obstruction à la sagesse, éloignement du but. Par cette compréhension, chaque pensée nuisible se dissipe.
Lorsque surgissent des pensées de détachement, d’acceptation ou de bienveillance, il les reconnaît comme conduisant au calme, à la sagesse et à la libération. Il peut s’y attarder sans danger, tant que cela ne fatigue pas le corps ou ne trouble pas l’attention.
Si l’attention devient trop tendue, le Bodhisatta se tourne vers l’intérieur et établit une concentration stable (samādhi) avant de reprendre l’observation pénétrante (vipassanā).
Une fois la paix intérieure et la clarté établies, la concentration devient mature. Les états méditatifs profonds (jhāna) sont atteints. L’esprit devient souple, pur et immuable.
C’est ainsi que s’accomplit la libération : la destruction du désir, de l’existence conditionnée et de l’aveuglement.
Bouddha compare les êtres à un troupeau attiré hors du bon chemin par Māra. Le Tathāgata, lui, rouvre le chemin sûr : l’Octuple Sentier juste.
Bouddha exhorte les moines à pratiquer dans la solitude et l’effort juste, afin de ne pas regretter d’avoir laissé passer la possibilité de se libérer. Les moines se réjouissent de son enseignement.
Vers le Soutta complet : MN 19 - dvedhāvittaka sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 27 nov. 2025
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta