Cliquez ici pour afficher normalement la page (avec mise en forme et graphisme). Si ça ne fonctionne pas, vérifiez que votre navigateur accepte JavaScript et supporte les CSS. Nous vous recommandons un navigateur respectant les standards, tel que : Brave, Chrome, Firefox, Safari…
Le sutta se déroule près de Sāvatthī, lors d’une grande fête brahmanique. Le brahmane Jānussoni rencontre Pilotika, un errant qui vient de servir le Bienheureux. Intrigué, il l’interroge : « L’ascète Gotama est-il réellement un sage digne de confiance ? »
Pilotika répond par une image : de même qu’un traqueur expérimenté reconnaît la présence d’un grand éléphant à partir de larges empreintes, il a reconnu un parfait Bouddha à partir de signes concordants observés directement.
Pilotika explique avoir vu venir auprès de Bouddha quatre types de sages, animés de l’intention de le mettre en difficulté :
Dans chaque cas :
Sur cette base, Pilotika affirme que Bouddha est parfaitement éveillé, que le Dhamma est bien exposé et que le Saṃgha est sur la bonne voie.
Lorsque Jānussoni rapporte ces paroles à Bouddha, celui-ci précise que l’analogie n’est pas encore complète. Un véritable traqueur progresse pas à pas, accumule des indices de plus en plus décisifs, jusqu’à voir directement l’éléphant.
De même, la reconnaissance d’un Bouddha repose sur une vérification graduelle, fondée sur l’expérience directe du Dhamma.
Un Tathāgata apparaît dans le monde, accompli et parfaitement éveillé. Il enseigne un Dhamma bon au début, au milieu et à la fin.
Un maître de maison entend cet enseignement, développe la confiance, comprend la nature du renoncement et décide de quitter la vie domestique pour la vie sans foyer.
Ayant abandonné biens et relations, il revêt la robe et adopte l’entraînement monastique, menant une vie simple, détachée et itinérante.
Il observe une conduite irréprochable :
De cette pureté morale naît une paix intérieure et un comportement sans reproche.
Le disciple protège les portes des sens et agit avec attention dans toutes les postures. Chaque activité devient une occasion de pratique continue.
Retiré dans un lieu solitaire, il abandonne progressivement :
L’esprit devient clair, stable et paisible.
Sur cette base, le disciple accède successivement:
À chaque étape, Bouddha précise qu’il s’agit encore d’empreintes, non de la réalisation finale.
Lorsque l’esprit est parfaitement concentré :
Il connaît directement :
Ayant compris les contaminations, leur origine et leur extinction, l’esprit est libéré : la naissance est détruite, la vie sainte est accomplie, il n’y a plus rien à faire dans ce monde.
Bouddha déclare alors que l’analogie des empreintes d’éléphant est complète. Le brahmane Jānussoni, profondément touché, prend refuge auprès de l'honorable Gotama, du Dhamma et du Saṃgha, et devient un upāsaka pour le reste de sa vie.
Vers le Soutta complet : MN 27 - cūḷa hatthipadopama sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 20 déc. 2025
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta