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cūḷa gosiṅga sutta (mn31)

Essence du petit récit de Gosinga

Contexte

Le Bienheureux séjourne près du village de Nādika, dans la Maison en Briques offerte par les Vajjis. Non loin de là se trouve le bois de Gosiṅga, où vivent retirés trois moines : Anuruddha, Nandiya et Kimbila. Un soir, Bouddha se rend auprès d’eux et engage un dialogue qui met en lumière leur manière de vivre ensemble, leur discipline quotidienne et l’aboutissement complet de leur pratique.

Harmonie parfaite dans la vie sainte

Le Bienheureux interroge les trois moines sur leur manière de vivre ensemble. Ils déclarent être en parfaite harmonie, sans disputes, unis « comme le lait et l’eau », se regardant avec les yeux de l’affection.

Cette harmonie repose sur une intention claire : chacun reconnaît le bénéfice de vivre avec de tels compagnons et renonce volontairement à imposer son propre état d’esprit, s’ajustant à celui des autres. Bien que leurs corps soient distincts, leurs esprits semblent ne faire qu’un.

Vigilance, énergie et discipline silencieuse

Les moines décrivent une vie quotidienne marquée par une vigilance continue et paisible. Les tâches sont accomplies spontanément, dans l’entraide et sans paroles inutiles. Le silence est respecté, et une nuit sur cinq est consacrée à des échanges sur le Dhamma.

Cette discipline n’est ni rigide ni forcée : elle est l’expression naturelle d’un esprit attentif, énergique et résolu.

Maîtrise des absorptions méditatives

Interrogés par Bouddha, les trois moines exposent leur maîtrise complète des états méditatifs :

  • les quatre jhāna,
  • les sphères immatérielles : espace infini, conscience infinie, néant, ni perception ni absence de perception,
  • l’arrêt des perceptions et du ressenti,
  • et la destruction des contaminations par la vision pénétrante.

Bouddha confirme qu’il n’existe aucun état plus élevé que cette libération finale, où la concentration la plus subtile est unie à la sagesse.

Rayonnement de la réalisation

Après le départ du Bienheureux, il est révélé qu’Anuruddha connaissait les réalisations de ses compagnons par clairvoyance, sans qu’ils aient eu besoin d’en parler.

Un génie, suivi de nombreuses divinités jusqu’au monde de Brahmā, proclame que la présence de Bouddha et de ces trois moines est un immense bienfait pour les Vajjis et pour le monde entier.

Le Bienheureux conclut que se souvenir de tels êtres, les honorer ou simplement les garder à l’esprit apporte bonheur et bien-être pour longtemps aux humains comme aux deva.

Conclusion

Ce discours montre que la libération authentique repose sur :

  • l’harmonie et la bienveillance dans la communauté,
  • une vigilance calme et continue,
  • la maîtrise de la concentration unie à la sagesse,
  • un rayonnement naturel qui bénéficie au plus grand nombre, sans intention ni effort particulier.

Trois moines silencieux, par la seule maturité de leur pratique, deviennent ainsi une source de bien-être pour le monde entier.

 

Vers le Soutta complet : MN 31 - cūḷa gosiṅga sutta

Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas

infos sur cette page

Date de mise en ligne : 2 jan. 2026

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta