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mahā gopālaka sutta (mn33)

Essence du grand récit du vacher

Contexte

Ce discours est prononcé à Sāvatthī, dans le bois de Jéta, à l’intention d’une communauté monastique déjà bien établie. Le danger n’est plus l’erreur grossière, mais la négligence subtile et une pratique devenue partielle. Par l’image concrète du vacher, Bouddha rappelle que le progrès dans le Dhamma exige une attention constante et un soin précis, sans relâchement.

Les onze défauts : le troupeau et la pratique déclinent

Le Bienheureux énumère d’abord onze défauts qui empêchent un vacher de préserver et de faire prospérer son troupeau. Il applique ensuite ces mêmes défauts à la vie monastique.

  • Ne pas connaître les apparences : absence de vision juste du corps et des phénomènes.
  • Ne pas être expert en marquage : incapacité à discerner la sottise de la sagesse.
  • Ne pas retirer les œufs d’insectes : laisser proliférer les états mentaux malsains.
  • Ne pas couvrir les blessures : absence de contrôle des facultés sensorielles.
  • Ne pas procéder à des fumigations : ne pas enseigner le Dhamma appris.
  • Ne pas connaître les gués : ne pas interroger les sages, laisser subsister les doutes.
  • Ne pas savoir s’abreuver : ne pas comprendre ni goûter le Dhamma.
  • Ne pas connaître le chemin : méconnaissance de l’Octuple Sentier.
  • Ne pas être expert en pâturages : ignorance des quatre satipaṭṭhāna.
  • Traire sans rien laisser : absence de modération dans l’usage des dons.
  • Ne pas honorer les anciens : manque de respect envers les guides spirituels.

Lorsqu’un moine est affecté par ces travers, il ne peut ni progresser ni s’épanouir dans le Dhamma-vinaya.

Les onze qualités : le troupeau et la pratique prospèrent

À l’inverse, le Bienheureux décrit onze qualités qui permettent au vacher de faire prospérer son troupeau, et au moine de mûrir dans la voie.

  • Vision juste des apparences comme simples éléments.
  • Discernement clair entre sagesse et ignorance.
  • Élimination rapide des états mentaux nuisibles.
  • Protection vigilante des portes des sens.
  • Transmission fidèle du Dhamma appris.
  • Questionnement respectueux des moines expérimentés.
  • Compréhension profonde et joyeuse du Dhamma.
  • Connaissance vécue de l’Octuple Sentier.
  • Maîtrise des quatre satipaṭṭhāna.
  • Modération dans l’acceptation des biens offerts.
  • Respect sincère et bienveillance envers les anciens.

Conclusion

Lorsque ces qualités sont présentes, le moine peut véritablement croître, prospérer et s’épanouir dans l’enseignement du Tathāgata.

 

Vers le Soutta complet : MN 33 - mahā gopālaka sutta

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infos sur cette page

Date de mise en ligne : 8 jan. 2026

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta