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Le Bienheureux réside à Sāvatthi, dans le parc d’Anāthapiṇḍika. Le Vénérable Sāriputta enseigne aux moines la distinction entre les individus « impurs » et « purs ». Le Vénérable Mahāmoggallāna l’interroge ensuite pour approfondir cet enseignement.
Parmi les impurs, celui qui reconnaît son impureté est supérieur, car il peut la corriger. Parmi les purs, celui qui reconnaît sa pureté est supérieur, car il veille à la préserver.
Sāriputta définit l’impureté (aṅgaṇa) comme les mauvaises conduites issues du désir, notamment :
Ces contrariétés et colères sont appelées « impuretés » parce qu’elles naissent du désir de statut, d’honneur et de faveur.
Même un moine apparemment austère (vivant seul, vêtu de rebuts, mangeant des restes) ne sera pas honoré s’il n’a pas abandonné ces comportements impurs. À l’inverse, un moine résidant près d’un village, acceptant des invitations et portant des robes offertes, sera honoré s’il a purifié ses intentions. La pureté n’est donc pas dans l’apparence ascétique, mais dans l’absence de convoitise, d’aversion et d’orgueil.
Mahāmoggallāna compare l’enseignement de Sāriputta à un artisan qui polit une jante de bois jusqu’à sa perfection. Il loue la capacité de Sāriputta à adapter le Dhamma selon les dispositions des auditeurs : trancher les impuretés pour les négligents et guider vers la perfection les sincères et vigilants. Les disciples nobles reçoivent ses paroles comme un collier de fleurs précieuses, avec gratitude et respect.
Vers le Soutta complet : MN 5 - Anaṅgaṇa sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 11 oct. 2025
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta