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À Rājagaha, dans la mangueraie de Jīvaka Komārabhacca, le médecin du roi, une accusation circule selon laquelle des animaux seraient tués spécialement pour le Bienheureux. Jīvaka interroge directement Bouddha afin de clarifier la justesse de cette rumeur et la position du Dhamma concernant la consommation de viande.
Jīvaka rapporte l’opinion selon laquelle manger de la viande provenant d’un animal tué intentionnellement pour un ascète ferait retomber le démérite sur celui qui la consomme. Il demande si cette accusation reflète réellement l’enseignement de Bouddha.
Le Bienheureux rejette catégoriquement cette accusation et établit une règle claire. La viande ne doit pas être consommée dans trois cas précis :
En dehors de ces trois situations, la viande peut être consommée sans faute, car il n’y a ni participation à l’acte de tuer ni approbation de l’intention. La responsabilité morale repose sur l’intention (cetanā).
Bouddha décrit la posture mentale correcte du moine recevant sa nourriture : Il demeure établi dans les quatre demeures sublimes :
Il mange sans attachement, sans avidité et sans projection vers l’avenir
Il voit clairement les dangers liés à la nourriture et sait s’en libérer
Dans ces conditions, il ne nuit ni à lui-même, ni à autrui, ni aux deux.
Celui qui fait tuer un être vivant pour nourrir le Tathāgata ou un disciple crée un grand démérite de cinq façons :
Le meurtre ne devient jamais méritoire du fait de son intention religieuse.
Bouddha affirme que le Tathāgata a totalement déraciné l’attachement, l’aversion et l’ignorance. Ces racines ont été détruites sans possibilité de renaissance future. Sa conduite est irréprochable par libération complète de l’esprit, et non par simple observance extérieure.
Reconnaissant la clarté et la cohérence de l’enseignement, Jīvaka Komārabhacca prend refuge dans Bouddha, le Dhamma et le Sangha pour le reste de sa vie.
Vers le Soutta complet : MN 55 - Jīvaka sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 29 jan. 2026
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta