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laṭukikopama sutta (mn66)

Essence du récit de la caille

Contexte

Le Vénérable Udāyi se souvient des règles monastiques instaurées progressivement par le Bienheureux, notamment l’abandon des repas pris en dehors du temps prescrit. Bien que ces renoncements aient d’abord provoqué de la résistance, ils ont finalement conduit à davantage de sécurité, de simplicité et de bien-être.

Le Bienheureux explique que certaines personnes considèrent ces renoncements comme insignifiants et refusent de les appliquer. Pourtant, même une petite attache peut devenir une entrave puissante pour celui qui s’y agrippe.

La parabole de la caille et celle de l’éléphant

Le Bienheureux compare une personne attachée à de petites habitudes à une caille capturée par un simple brin d’herbe. Pour la caille, ce petit lien constitue une entrave solide et dangereuse.

Inversement, une personne avancée dans la pratique est comparée à un éléphant royal capable de rompre facilement de lourdes chaînes. La solidité d’un attachement dépend donc non de l’objet lui-même, mais de la force intérieure et du détachement de celui qui y est confronté.

La force réelle des attachements

Le Bienheureux illustre ce principe par deux exemples :

  • Un homme pauvre qui reste attaché à des conditions de vie misérables montre que même de faibles possessions peuvent devenir des entraves solides.
  • Un homme riche capable d’abandonner ses richesses et sa famille démontre que même de grandes possessions peuvent devenir des entraves fragiles lorsqu’il existe un véritable détachement.

Les quatre types de pratiquants face aux attachements

Le Bienheureux distingue quatre types de personnes qui entreprennent la vie spirituelle :

  • Celui qui renonce extérieurement mais demeure dominé par les pensées liées aux attachements.
  • Celui qui lutte contre ces pensées et les repousse activement, mais reste encore lié.
  • Celui chez qui ces pensées apparaissent rarement et disparaissent rapidement grâce à la vigilance.
  • Celui qui comprend la racine des attachements et détruit complètement la soif (taṇhā), devenant un arahant.

Les plaisirs sensoriels et leurs dangers

Le Bienheureux enseigne que les cinq plaisirs sensoriels – formes visibles, sons, odeurs, saveurs et sensations corporelles – produisent un bonheur impur, instable et dangereux. Ils doivent être compris avec sagesse et abandonnés progressivement.

Le bonheur du renoncement et les jhāna

Le Bienheureux présente ensuite le bonheur supérieur qui naît du renoncement et de la méditation :

  • L’accès aux quatre jhāna, états profonds de concentration et de tranquillité.
  • Le développement progressif vers des états toujours plus subtils de méditation.

Toutefois, même ces états sublimes ne doivent pas être considérés comme finaux. Ils doivent être transcendés.

La progression vers la libération complète

Le chemin mène au dépassement successif :

  • Des quatre jhāna.
  • Du domaine de l’espace infini.
  • Du domaine de la conscience infinie.
  • Du domaine du néant.
  • Du domaine sans perception ni absence de perception.
  • Jusqu’à la cessation des perceptions et des ressentis (nirodha).

Conclusion

Le Bienheureux affirme qu’il n’existe aucun attachement, grand ou petit, dont l’abandon ne soit pas nécessaire. La libération véritable exige un détachement total, progressif et lucide, fondé sur la compréhension de la racine de la souffrance : la soif et l’attachement.

 

Vers le Soutta complet : MN 66 - laṭukikopama sutta

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infos sur cette page

Date de mise en ligne : 7 fév. 2026

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta