Cliquez ici pour afficher normalement la page (avec mise en forme et graphisme). Si ça ne fonctionne pas, vérifiez que votre navigateur accepte JavaScript et supporte les CSS. Nous vous recommandons un navigateur respectant les standards, tel que : Brave, Chrome, Firefox, Safari…

Vous êtes ici : accueil > souttas > essence > dīghanakha sutta
dīghanakha sutta (mn74)

Essence du récit de Dīghanakha

Contexte

Le Bienheureux séjourne près de Rājagaha, au Pic des Vautours. Le renonçant Dīghanakha, neveu du vénérable Sāriputta, vient rencontrer Bouddha. Il adhère à une doctrine radicale affirmant que rien ne lui plaît. Pendant l’enseignement, Sāriputta se tient derrière le Maître et l’évente.

Les attachements aux vues

Bouddha explique que l’attachement aux opinions constitue un obstacle à la libération, quelle que soit la nature de ces opinions.

  • Certains pensent que tout leur plaît : cela constitue un attachement passionné.
  • Certains pensent que rien ne leur plaît : cela constitue également un attachement à une position mentale.
  • Certains pensent qu’une partie leur plaît et qu’une autre leur déplaît : cela correspond à un attachement sélectif.

Le sage comprend que s’attacher rigidement à une croyance entraîne conflits, disputes et souffrance. Il abandonne les vues sans en adopter de nouvelles.

Contemplation du corps

Le corps est décrit comme :

  • Composé des quatre grands éléments.
  • Issu de conditions biologiques et alimentaires.
  • Temporaire et fragile.
  • Comparable à une maladie ou à une blessure.
  • Dépourvu d’essence propre.

La contemplation du corps sous cet angle permet d’affaiblir l’attachement et l’identification personnelle.

Contemplation des sensations

Bouddha distingue trois types de sensations :

  • Sensation agréable.
  • Sensation désagréable.
  • Sensation neutre.

Ces sensations sont :

  • Conditionnées : elles apparaissent en dépendance de causes.
  • Impermanentes : elles changent continuellement.
  • Sujettes à disparition : elles cessent inévitablement.

En observant ces caractéristiques, le pratiquant développe :

  • Désenchantement.
  • Détachement.
  • Libération.

Nature de la libération

Celui dont l’esprit est libéré :

  • Ne s’attache plus aux expériences.
  • Ne s’identifie plus aux positions d’approbation ou de rejet.
  • Utilise les conventions du langage sans s’y attacher.

Il comprend directement la fin du cycle de la souffrance et réalise que ce qui devait être accompli est accompli.

Résultats spirituels

  • Le vénérable Sāriputta atteint l’éveil complet (arahant).
  • Dīghanakha obtient l’œil du Dhamma, comprenant que tout phénomène conditionné apparaît puis disparaît, et devient un disciple laïc.

Conclusion

La libération ne provient pas d’une nouvelle vision philosophique, mais de l’abandon de tout attachement aux vues, fondé sur la compréhension directe de l’impermanence du corps et des sensations.

 

Vers le Soutta complet : MN 74 - Dīghanakha sutta

Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas

infos sur cette page

Date de mise en ligne : 16 fév. 2026

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta