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raṭṭhapāla sutta (mn82)

Essence du récit de Raṭṭhapāla

Contexte

Ce discours se déroule dans le pays des Kurus.

Le renoncement d’un jeune homme privilégié

Raṭṭhapāla, fils unique d’une famille riche et respectée des Kurus, entend l’enseignement du Bienheureux et comprend qu’il n’est pas facile de mener une vie sainte parfaitement pure en demeurant dans le foyer.

Bien qu’il soit jeune, en bonne santé, fortuné et entouré de proches, il demande à quitter la vie laïque. Ses parents refusent d’abord. Il persévère avec une détermination totale, allant jusqu’à se coucher au sol prêt à mourir plutôt que de renoncer à son aspiration. Finalement, ils consentent.

Ordonné, il pratique avec énergie et vigilance, réalise l’aboutissement de la vie sainte et devient un arahant.

Le retour auprès de sa famille

Revenu dans sa ville natale, il est d’abord méprisé par son père. Invité ensuite à un grand repas, il est confronté aux tentations : richesse immense et anciennes compagnes parées de bijoux.

Il demeure totalement détaché. Il déclare que l’or et l’argent sont sources de souffrance et appelle ses anciennes compagnes « mes sœurs », révélant l’extinction complète du désir.

Il récite des vers sur la nature fragile, malade et trompeuse du corps, montrant la lucidité née de la compréhension directe.

Le dialogue avec le roi Korabya

Le roi s’étonne : Raṭṭhapāla n’a renoncé ni à cause de la vieillesse, ni de la maladie, ni de la perte de biens, ni de la perte de proches. Alors pourquoi ?

Raṭṭhapāla expose quatre aphorismes proclamés par le Bienheureux :

  • Le monde est instable, il vacille. La jeunesse décline, la force disparaît. Tout est soumis au changement.
  • Le monde ne protège ni ne préserve. Face à la maladie et à la douleur, chacun doit les éprouver seul.
  • Rien ne nous appartient : tout doit être abandonné. À la mort, richesses et pouvoir restent ici. Seules les actions suivent l’être.
  • Le monde est insatisfait, insatiable, esclave du désir. Même le roi, possédant un vaste royaume, voudrait encore conquérir davantage.

Le roi reconnaît la justesse de ces paroles.

Conclusion

Raṭṭhapāla décrit :

  • L’avidité sans fin des êtres.
  • L’impossibilité d’échapper à la vieillesse et à la mort par la richesse.
  • La solitude de la mort.
  • La supériorité de la sagesse sur la fortune.
  • Le danger des plaisirs sensoriels, doux mais perturbateurs.
  • La chute inévitable des êtres, jeunes ou vieux, comme des fruits mûrs.

Ayant vu clairement ces réalités, il a choisi la vie sans foyer, jugeant l’ascèse bien menée préférable à toute prospérité mondaine.

 

Vers le Soutta complet : MN82 - Raṭṭhapāla sutta

Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas

infos sur cette page

Date de mise en ligne : 18 fév. 2026

Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…

Date : Ve siècle av. J.C.

Complilateur : Dānamitta