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Le Bienheureux séjourne chez les Bhaggas, près de Sumsumāragira. Le prince Bodhi l’invite à inaugurer son nouveau palais. Il fait étendre des étoffes blanches pour que le Bienheureux marche dessus, espérant obtenir un fils par cet acte méritoire.
Le Bienheureux refuse silencieusement. Le prince, déçu, exprime cette idée: « Ce n’est pas par le bonheur que l’on atteint le bonheur, mais à travers la souffrance. » Le Bienheureux répond en relatant son propre chemin vers l’Éveil.
Le Bodhisatta étudie auprès d’Āḷāra Kālāma et atteint le ākiñcaññāyatana (domaine du néant). Puis il étudie auprès d’Uddaka Rāmaputta et atteint le nevasaññānāsaññāyatana (domaine sans perception ni non-perception).
Bien qu’il maîtrise pleinement ces états, il comprend qu’ils ne conduisent ni au désenchantement, ni au détachement, ni à nibbāna. Il s’en détourne.
Il pratique des mortifications sévères :
Son corps devient d’une maigreur extrême. Il comprend alors que ces austérités ne mènent pas à la connaissance suprême.
Trois images lui apparaissent :
Il se souvient d’un moment d’enfance, assis sous un pommier-rose, lorsqu’il entra spontanément dans la première absorption :
Paṭhama jhāna – absorption née de l’isolement, accompagnée de vitakka (application initiale) et vicāra (application soutenue), avec ravissement et félicité.
Il comprend que ce bonheur pur n’est pas un obstacle. Il abandonne l’ascèse extrême et reprend une nourriture substantielle. Les cinq ascètes le quittent, pensant qu’il a abandonné l’effort.
Après avoir développé les quatre jhāna, son esprit devient concentré, purifié et stable. Il réalise successivement :
Il connaît directement les Quatre Nobles Vérités et réalise nibbāna. L’aveuglement est détruit.
Le Bienheureux réfléchit : cette réalité est profonde, subtile, difficile à voir. Les êtres attachés aux plaisirs auront peine à la comprendre.
Brahmā Sahampati l’implore d’enseigner, car certains êtres ont « peu de poussière dans les yeux ». Le Bienheureux examine le monde avec l’« œil de Bouddha » (buddhacakkhu) et accepte d’enseigner.
Il décide d’enseigner au groupe des cinq ascètes à Isipatana. Malgré leurs doutes initiaux, il les convainc. En peu de temps, ils réalisent l’aboutissement suprême.
Le Bienheureux énumère cinq facteurs essentiels chez celui qui s’exerce :
Avec ces qualités, un moine guidé par le Tathāgata peut atteindre l’aboutissement en sept ans, un an, sept jours, voire du soir au matin.
Le prince Bodhi exprime son admiration et renouvelle son refuge dans Bouddha, le Dhamma et le Saṅgha.
Enseignement central : ni indulgence sensorielle ni mortification extrême ne mènent à la libération. La voie médiane, fondée sur concentration, énergie et sagesse, conduit à nibbāna.
Vers le Soutta complet : MN 85 - Bodhirājakumāra sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 23 fév. 2026
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta