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Le Bienheureux séjourne près de Sāvatthi, dans le parc d’Anāthapiṇḍika.
Un maître de maison vient de perdre son fils unique, qu’il aimait profondément. Accablé de douleur, il n’a plus goût à rien. Il erre près du lieu de crémation et se lamente continuellement : « Où es-tu, mon fils ? »
Le Bienheureux lui dit :
Les êtres chers sont source de chagrin, de lamentations, de souffrances physiques et mentales, et de désespoir.
Le père rejette ces paroles. Pour lui, les êtres chers sont au contraire source de joie et de bonheur. Mécontent, il s’en va.
Il rapporte l’enseignement à des joueurs de dés, qui lui donnent raison. La discussion parvient jusqu’au roi Pasenadi.
La reine Mallikā soutient que si le Bienheureux l’a dit, c’est que cela est juste. Le roi doute et l’accuse d’accepter aveuglément ses paroles. Mallikā envoie alors un brahmane interroger directement le Bienheureux.
Le Bienheureux confirme son enseignement et l’illustre par plusieurs exemples:
Ainsi, plus l’attachement est intense, plus la perte engendre une souffrance profonde.
Mallikā interroge le roi avec finesse :
À chaque fois, le roi reconnaît qu’il serait accablé de chagrin.
Mallikā conclut : c’est précisément cela que le Bienheureux a enseigné.
Le roi comprend alors la profondeur et la justesse de cet enseignement, et rend hommage au Bienheureux.
Ce soutta n’enseigne pas à ne pas aimer. Il invite à comprendre la nature fragile et impermanente de tout ce qui est aimé.
La racine du chagrin n’est pas seulement l’objet perdu, mais l’attachement qui l’accompagnait.
Vers le Soutta complet : MN 87 - piyajātika sutta
Vers le menu de l’essence des Souttas : L’essence des Souttas
Date de mise en ligne : 3 mars 2026
Origine : Enseignements et discussions entre Bouddha, ses disciples, ses antagonistes…
Date : Ve siècle av. J.C.
Complilateur : Dānamitta