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Réflexions sur l’Ariyapariyesanā sutta (MN 26)

La décision d’enseigner

Un tournant dans le cheminement de Bouddha

L’un des moments cruciaux de la vie de Bouddha se déroule dans le Soutta Ariyapariyesanā (MN 26), également connu sous le nom de La Noble Recherche. Ce Soutta offre une perspicacité de la profondeur de l’hésitation initiale de Bouddha pour enseigner le Dhamma à l’issue de son illumination et la résolution éventuelle qui mettrait la roue du Dhamma en mouvement.

La lutte de la communication

Après avoir atteint l’Éveil, Bouddha réfléchissait profondément sur la nature du Dhamma qu’il venait de réaliser. Il le reconnut comme subtil, profond et difficile à comprendre :

« Ce Dhamma que j’ai atteint est profond, difficile à voir et difficile à comprendre, paisible et sublime, inaccessible par un simple raisonnement, subtil et perceptible par les seuls sages. »

Ce qui le troublait était la difficulté de transmettre une telle vérité aussi profonde dans un monde imprégné d’attachement, de convoitise et d’aversion. Enseigner, pensa-t-il, pourrait n’être qu’un fardeau et une entreprise infructueuse.

Le plaidoyer du Brahmā Sahampati

À ce stade crucial, le Brahmā Sahampati, un être céleste, apparut devant Bouddha. Reconnaissant le potentiel de transformation de l’enseignement du Bienheureux, le Brahmā plaida :

« Que le béni enseigne le Dhamma… Il y a des êtres avec peu de poussière dans leurs yeux qui périraient sans entendre le Dhamma. »

Le plaidoyer du Brahmā révéla la présence d’individus réceptifs – ceux "avec peu de poussière dans leurs yeux" – qui pourraient saisir le Dhamma et en bénéficier.

La décision compatissante de Bouddha

Motivé par les mots du Brahmā, le Bouddha interrogea le monde avec sa vision éclairée. Il vit des êtres de diverses capacités - certains profondément immergés dans l’illusion, d’autres prêts à s’éveiller. En les comparer aux lotus dans un étang, il observa :

  • Certains lotus restent submergés, incapables de sortir dans la lumière.
  • D’autres reposent à la surface, sur le point de fleurir.
  • Certains se lèvent au-dessus de l’eau, inateignables par elle, prêts à s’épanouir.

Cette vision enflamma la compassion de Bouddha. En réalisant que même quelques êtres pourraient en bénéficier, il décida de partager le Dhamma, en commençant par ceux qui sont le plus susceptibles de le comprendre.

Une leçon de patience et de sagesse

L’hésitation initiale de Bouddha met en évidence la complexité de la communication spirituelle. Cela nous rappelle l’équilibre délicat entre les vérités profondes et la volonté du public de les recevoir. L’intervention de Brahmā Sahampati souligne l’importance de l’encouragement externe et de la foi en la puissance de transformation du Dhamma.

Pour les praticiens modernes, cette histoire offre une inspiration : même dans un monde rempli de distractions, il y a toujours ceux qui ont "peu de poussière dans leurs yeux" qui peuvent bénéficier d’enseignements qui éveillent la sagesse et la compassion.

À mesure que nous réfléchissons à l’Ariyapariyesanā Sutta, nous nous rappelons la profonde détermination de Bouddha d’atténuer la souffrance et de son empathie profonde pour tous les êtres. Ce moment de décision marque le début d’un cheminement qui continue d’illuminer des vies à ce jour.

 

Vers le texte  : La sollicitation du brahmā Sahampati

Vers le Soutta complet où Bouddha mentionne son hésitation à enseigner le Dhamma : MN 26 - ariyapariyesanā sutta

Vers le : Menu des réflexions sur les Souttas

infos sur cette page

Date : sept. 2025

Auteur : Matt Bianca

Traducteur : isi Dhamma

Mise à jour : 18 sept. 2025 2025