Cliquez ici pour afficher normalement la page (avec mise en forme et graphisme). Si ça ne fonctionne pas, vérifiez que votre navigateur accepte JavaScript et supporte les CSS. Nous vous recommandons un navigateur respectant les standards, tel que : Brave, Chrome, Firefox, Safari…

Vous êtes ici : accueil > souttas > réflexions > mahākassapa sutta
Réflexions sur le Mahākassapa sutta (Udāna 1.6)

La noble simplicité de Mahākassapa

Evaṃ me sutaṃ – « Ainsi ai-je entendu »

Ce discours prend place à Rājagaha, à Vehuvana (le bosquet des bambous), un lieu apprécié par Bouddha et la communauté monastique. À ce moment-là, Mahākassapa – l’un des plus grands disciples de Bouddha – restait à Pippaliguhā (la grotte de Pippali), gravement malade et souffrant.

La guérison de Mahākassapa

Après un certain temps, Mahākassapa se guérit de sa maladie. Une fois qu’il retrouva sa force, une pensée apparut en lui :

yaṃnūnāhaṃ rājagahaṃ piṇḍāya paviseyya ?

Pourquoi ne pas entrer dans Rājagaha pour la collecte de nourriture ?

Mahākassapa était connu pour son austérité et sa simplicité. Contrairement aux autres moines qui pourraient accepter une assistance, même d’êtres célestes, il a choisi la manière la plus humble.

L’offre de Devatā

À ce moment-là, cinq cents divinités (pañcamattāni devatāsatāni) se sont préparées à lui apporter de la nourriture. Mais Mahākassapa, fidèle à son esprit renonçant, refusa leur offre. Au lieu de cela, il ferma sa robe, prit son bol et entra dans Rājagaha.

Il n’a pas recherché les quartiers riches ou royaux. Au lieu de cela, il entra dans les quartiers pauvres des tisserands (daliddavisikhā, kapaṇavisikhā, pesakāravisikhā) - les ruelles où les gens vivent dans l’indigence.


L’observation de Bouddha

Bouddha, observant Mahākassapa effectuant sa collecte dans ces rues modestes, prononça ce verset inspiré :

« Anaññaposimaññātaṃ,
dantaṃ sāre patiṭṭhitaṃ,
khīṇāsavaṃ vantadosaṃ,
tamahaṃ brūmi brāhmaṇaṃ.
 »


Réflexion ligne par ligne

Anaññaposimaññātaṃ

Celui qui n’est pas soutenu par d’autres personnes, qui est indépendant.

La force de Mahākassapa réside dans son autonomie, à la fois matériellement et spirituellement.

Dantaṃ sāre patiṭṭhitaṃ

Qui est apprivoisé et dans la terre de la vérité essentielle.

Il a maîtrisé son esprit et est fermement enraciné dans le Dhamma.

Khīṇāsavaṃ vantadosaṃ

Dont les défilements mentaux ont pris fin, qui a délaissé les fautes.

Mahākassapa a atteint l’état d’arahanta, sans souillure.

Tamahaṃ brūmi brāhmaṇaṃ

Un tel être, je l’appelle un authentique noble.


L’esprit de renoncement

Ce Soutta célèbre l’austérité, l’humilité et l’indépendance spirituelle. Mahākassapa est l’exemple brillant d’un moine qui adopte la pauvreté, non pas comme privation, mais comme liberté. Il refuse les cadeaux célestes, choisissant de vivre parmi les pauvres, nous rappelant que l’éveil ne concerne pas le luxe, mais sur la simplicité et le lâcher prise.

Ce que nous pouvons apprendre

  • La vraie richesse est le contentement intérieur. Mahākassapa, même affaibli par la maladie, ne cherche pas le réconfort des deva.
  • L’humilité est la force. En marchant parmi les pauvres, il honore l’égalité de tous les êtres.
  • Indépendance spirituelle. La louange de Bouddha met en évidence l’autonomie - ne pas dépendre de conditions ou de faveurs.

À méditer…

Mahākassapa est un modèle pour quiconque chemine sur la voie spirituelle : avoir la maîtrise de son esprit (danta), être enraciné dans la vérité (sāre patiṭṭhita) et indépendant du soutien des autres (anaññaposimaññāta) est la véritable marque d’une personne noble.

 

infos sur cette page

Date : sept. 2025

Auteur : Matt Bianca

Traducteur : isi Dhamma

Mise à jour : 18 sept. 2025 2025